Le président Siby lève les équivoques sur les missions de la Centif




 
 
 
A l’occasion de la présentation du rapport d’activités 2025 de la Centif, le président de la Centif, Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, a rappelé que le rapport de la Centif est différent des rapports d’enquêtes qui sont transmis régulièrement aux autorités judiciaires. Il précise que 46 rapports ont été transmis au Pjf en 2024 et 37 en 2025. Dans cette dynamique, Alioune Niokhor Diouf, Directeur des affaires juridiques (Daj) de la Centif interpellé sur le caractère contradictoire de la Centif et des mises en liberté provisoire notées suite aux rapports de la Centif transmis au Pjf de lever toute équivoque en confortant le président de la Centif. Et, c’est pour marteler que la Centif n’est pas une autorité judiciaire, mais de renseignement judiciaire. «Le contradictoire s'invoque à une autre phase de la procédure. Ce n’est pas le rôle de la Centif de convoquer et d’auditionner des personnes», ajoute le Daj qui fait également remarquer que le mandat de dépôt ne fait pas d’une personne un coupable et sa mise en liberté provisoire ne veut pas dire non plus qu’elle est innocente. En cas de refus de collaboration d’un assujetti, la Centif a les moyens de le contraindre à travers des sanctions qui peuvent aller jusqu’à la poursuite pénale.
Poursuivant, le président de la Centif est d’avis que la lutte contre le blanchiment de capitaux et la lutte contre le terrorisme ne peuvent plus être appréhendées comme une question technique. Elles sont devenues, dit-il, un enjeu de souveraineté, de résilience et de préservation de l’intégrité de nos économies.
 
M.C
 
 
 
 
LES ECHOS

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