Face à l’essor rapide de l’intelligence artificielle en Afrique, la collaboration internationale devient un levier stratégique pour garantir une adoption locale, souveraine et inclusive de ces technologies, tout en soutenant le développement économique et la création de compétences numériques sur le continent.
Le Kenya, l’Inde et l’Italie ont annoncé, le jeudi 19 février, la mise en place d’un partenariat stratégique trilatéral visant à développer et déployer à grande échelle des solutions d’intelligence artificielle souveraine sur le continent africain. L’initiative a été officialisée à New Delhi par la signature d’une lettre trilatérale d’intention stratégique en marge du Sommet sur l’impact de l’IA 2026.
Ce cadre de coopération vise à faire évoluer l’adoption de l’intelligence artificielle d’expérimentations isolées vers des « voies de diffusion de l’IA » structurées, avec pour objectif la mise en place de 100 mécanismes de déploiement d’ici 2030 afin d’élargir l’impact socio‑économique de ces technologies en Afrique.
Déploiement d’une IA adaptée aux réalités africaines
Le partenariat cible prioritairement le développement de solutions d’IA vocale multilingue conçues pour fonctionner dans des environnements à faible connectivité, avec une attention particulière portée à la souveraineté des données et à l’appropriation locale des technologies.
Les secteurs visés incluent l’agriculture, la santé, l’éducation, les services publics et les moyens de subsistance. L’initiative prévoit la mise à disposition d’infrastructures technologiques communes, notamment des modèles vocaux partagés et des capacités de calcul accessibles, afin de réduire les barrières d’entrée pour les innovateurs africains.
Cette approche repose sur la complémentarité des partenaires : l’expertise indienne en matière de biens publics numériques, l’écosystème d’innovation kényan positionné comme pôle technologique régional, et le savoir‑faire industriel italien dans les technologies d’intelligence artificielle.
Vers une infrastructure africaine d’IA souveraine
La collaboration est portée par la Fondation EkStep, la Direction de l’économie numérique du ministère kényan des TIC et le ministère italien des Entreprises et du Made in Italy, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement. Elle s’inscrit dans le prolongement du Pôle d’IA pour le développement durable soutenu par le G7 et aligné sur le plan Mattei de l’Italie pour l’Afrique. L’initiative fait également suite au Forum de Nairobi sur l’IA 2026, qui a facilité l’accès des innovateurs africains aux ressources de calcul et aux mécanismes de financement.
À travers ce partenariat, les signataires ambitionnent de poser les bases d’une infrastructure d’intelligence artificielle souveraine, inclusive et durable, portée par des acteurs africains et adaptée aux réalités économiques et linguistiques du continent. Selon la Banque africaine de développement, le déploiement inclusif de l’intelligence artificielle pourrait ajouter jusqu’à 1000 milliards de dollars au PIB de l’Afrique d’ici 2035, notamment grâce aux gains de productivité attendus dans des secteurs clés comme l’agriculture, la santé, l’éducation et les services publics.
ecofine
Le Kenya, l’Inde et l’Italie ont annoncé, le jeudi 19 février, la mise en place d’un partenariat stratégique trilatéral visant à développer et déployer à grande échelle des solutions d’intelligence artificielle souveraine sur le continent africain. L’initiative a été officialisée à New Delhi par la signature d’une lettre trilatérale d’intention stratégique en marge du Sommet sur l’impact de l’IA 2026.
Ce cadre de coopération vise à faire évoluer l’adoption de l’intelligence artificielle d’expérimentations isolées vers des « voies de diffusion de l’IA » structurées, avec pour objectif la mise en place de 100 mécanismes de déploiement d’ici 2030 afin d’élargir l’impact socio‑économique de ces technologies en Afrique.
Déploiement d’une IA adaptée aux réalités africaines
Le partenariat cible prioritairement le développement de solutions d’IA vocale multilingue conçues pour fonctionner dans des environnements à faible connectivité, avec une attention particulière portée à la souveraineté des données et à l’appropriation locale des technologies.
Les secteurs visés incluent l’agriculture, la santé, l’éducation, les services publics et les moyens de subsistance. L’initiative prévoit la mise à disposition d’infrastructures technologiques communes, notamment des modèles vocaux partagés et des capacités de calcul accessibles, afin de réduire les barrières d’entrée pour les innovateurs africains.
Cette approche repose sur la complémentarité des partenaires : l’expertise indienne en matière de biens publics numériques, l’écosystème d’innovation kényan positionné comme pôle technologique régional, et le savoir‑faire industriel italien dans les technologies d’intelligence artificielle.
Vers une infrastructure africaine d’IA souveraine
La collaboration est portée par la Fondation EkStep, la Direction de l’économie numérique du ministère kényan des TIC et le ministère italien des Entreprises et du Made in Italy, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement. Elle s’inscrit dans le prolongement du Pôle d’IA pour le développement durable soutenu par le G7 et aligné sur le plan Mattei de l’Italie pour l’Afrique. L’initiative fait également suite au Forum de Nairobi sur l’IA 2026, qui a facilité l’accès des innovateurs africains aux ressources de calcul et aux mécanismes de financement.
À travers ce partenariat, les signataires ambitionnent de poser les bases d’une infrastructure d’intelligence artificielle souveraine, inclusive et durable, portée par des acteurs africains et adaptée aux réalités économiques et linguistiques du continent. Selon la Banque africaine de développement, le déploiement inclusif de l’intelligence artificielle pourrait ajouter jusqu’à 1000 milliards de dollars au PIB de l’Afrique d’ici 2035, notamment grâce aux gains de productivité attendus dans des secteurs clés comme l’agriculture, la santé, l’éducation et les services publics.
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