La ’’crise’’ au PS et la menace terroriste en exergue



 
 
Dakar, 21 oct (APS) - Les quotidiens parvenus samedi à l’APS traitent de la menace terroriste, de moins en moins diffuse avec l’arrestation vendredi d’un présumé terroriste et de la "crise" au Parti socialiste (PS) qui s’apprêterait à exclure de ses rangs certains de ses membres jugés emblématiques.
 
 
"Le Sénégal se prépare au pire", affiche par exemple le quotidien L’Observateur, résumant l’atmosphère de ces derniers jours, marquée notamment par une alerte des Etats-Unis, rapportée jeudi par des médias locaux et faisant état d’une menace terroriste imminente à Dakar.
 
Quelque 24 heures plus tard, ces mêmes médias se font l’écho de l’arrestation d’un des membres du commando terroriste qui "voulait frapper un hôtel dakarois", comme rapporté par L’Observateur, précisant que ce dernier a été "intercepté à Rosso", à la frontière sénégalo-mauritanienne.
 
"Le Sénégal, via son service de renseignements de la police, tributaire du coup de génie qui a permis de déjouer un projet d’attentat terroriste à Dakar, ne s’est assurément pas contenté de savourer cette belle prouesse", observe le même journal.
 
"Consciente de l’importance du facteur +timing+ en pareille situation, la haute hiérarchie policière avait concomitamment pris des mesures conservatoires et drastiques aux frontières, afin de +bunkeriser+ le pays. Des dispositifs qui ont porté leurs fruits (…)", ajoute L’Observateur.
 
"C’est une posture proactive que l’Etat a adoptée, avec un programme de sécurisation des édifices publics en cours d’exécution. Ce qui complète le plan global élaboré pour faire face à ce périlleux phénomène", à savoir le terrorisme, poursuit le journal.
 
Outre L’Observateur, plusieurs autres journaux s’intéressent à ce sujet, évoquant en particulier l’arrestation de ce présumé terroriste à la frontière nord du Sénégal, à l’image de Vox Populi.
 
"Un Touareg arrêté à Rosso avec des explosifs", titre ainsi ce quotidien, signalant à son tour une "sécurité dissuasive dans les hôtels de Dakar". Si "aucun dispositif spécial n’est mis en place", les forces de l’ordre "veillent au grain", explique le journal.
 
Enquête revient sur le cas du terroriste arrêté à Rosso. "Il aurait fait ses armes en Syrie où il a subi un intense entraînement. L’enquête en cours devrait permettre de connaître ses motivations et les raisons qui l’ont conduit dans notre pays", écrit ce quotidien.
 
"Les Etats-Unis ont-ils alerté à temps sur un éventuel attentat terroriste au Sénégal ? En tout cas, tout porte à le croire", avec l’arrestation de ce présumé terroriste, souligne le quotidien L’As.
 
"Il faut rappeler que trois autres présumés terroristes dont un Marocain et un Nigérian ont été également arrêtés, il y a quelques jours. Les forces de défense et de sécurité de leur pays étaient à leurs trousses", relève cette publication.
 
Ceux du Sénégal "doivent redoubler de vigilance pour parer à toute entreprise terroriste dans le pays. Heureusement que la coopération des renseignements les plus efficaces est opérationnelle", estime le journal.
 
Pour le reste, les sujets politiques ne semblent pas beaucoup perdre de leur importance dans les quotidiens, plusieurs journaux ouvrant sur ce qu’ils appellent la "crise" au PS. "Les verts virent au rouge", affiche le journal Le Quotidien.
 
"Au moment où le secrétariat exécutif national parle de leur exclusion du Parti socialiste, Barthélémy Dias annonce la vente des cartes à partir du premier décembre prochain, et éventuellement un congrès d’investiture de Khalifa Sall, si Tanor et Cie ne le font pas", écrit le journal Le Quotidien.
 
"Le PS s’enfonce dans le malaise", renchérit Walfquotidien. "Nous y sommes et nous y restons. C’est le slogan des exclus du PS qui rejettent la décision de Tanor. Mieux, ils veulent le débarquer de la direction du parti", rapporte Walfquotidien.
 
Dans les colonnes du quotidien national Le Soleil, le porte-parole du PS, Abdoulaye Wilane, "estime que Khalifa Sall, Aïssata Tall Sall, Bamba Fall et Cie sont en marge de la formation socialiste depuis 2014", ce qui fait que "le bureau politique est bien habilitée à prendre des sanctions contre eux", en les excluant par exemple. 
 
BK
admin

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