Le président fondateur du groupe Sedima, Babacar Ngom, a annoncé dans un communiqué sa décision de céder volontairement à l’État du Sénégal un titre foncier de 80 hectares situé dans le département de Mbour. Une initiative citoyenne assumée, présentée comme un acte de responsabilité destiné à apaiser les tensions et à préserver la cohésion nationale.
C’est à travers un communiqué solennel que Babacar Ngom a rendu publique sa décision. Le patron du groupe Sedima a choisi de renoncer, de son propre chef, à un vaste titre foncier de 80 hectares, pourtant légalement acquis par son entreprise dans le strict respect des procédures en vigueur. Un choix motivé «par la volonté de mettre fin à une situation conflictuelle qui s’est prolongée dans le temps. Soucieux de contribuer à une issue apaisée», le chef d’entreprise dit avoir pris de la hauteur face aux enjeux sociaux, humains et territoriaux liés à ce foncier stratégique.
Babacar Ngom tient à lever toute ambiguïté : «la Sedima demeure le propriétaire légitime du terrain concerné». L’acquisition, précise-t-il, s’est faite conformément aux règles légales et réglementaires. Mais au-delà du droit, l’homme d’affaires invoque la responsabilité citoyenne. Dans un contexte où le foncier cristallise tensions sociales et crispations communautaires, le président de Sedima assume une démarche qu’il qualifie de responsable, plaçant l’intérêt général au-dessus de toute considération patrimoniale.
Un terrain cédé sans contrepartie à l’Etat
Fait notable, «la cession du terrain s’effectue sans aucune contrepartie financière. Le foncier est intégralement remis à l’État du Sénégal, qui disposera désormais de la latitude nécessaire pour décider de son affectation future», note l’homme d’affaires.
À travers cet acte, le président fondateur de Sedima envoie un message clair : «le développement économique ne peut prospérer durablement sans paix sociale». Pour lui, «l’avenir du Sénégal repose sur l’écoute, le dialogue et un sens élevé des responsabilités partagées entre acteurs publics et privés. Le développement du Sénégal repose avant tout sur la paix sociale», rappelle-t-il, en appelant implicitement «à privilégier la concertation et la solidarité républicaine dans la gestion des dossiers sensibles».
BMS