Face à la cherté de la vie, le Parti socialiste préconise, entre autres mesures, de renforcer les moyens des services chargés du contrôle économique, d’améliorer la coordination entre les différentes administrations et autorités de régulation et davantage de transparence sur la formation des prix. En effet, le Ps est persuadé que la vie chère ne reculera pas tant que les règles ne seront pas appliquées, tant que les abus ne seront pas sanctionnés et tant que les consommateurs ne seront pas mieux protégés.
Dans une note politique, le porte-parole du Parti socialiste, Abdoulaye Wilane, est revenu sur la vie chère qui affecte les ménages de ses compatriotes à travers le panier de la ménagère, la facture d’électricité, le loyer, le transport, les dépenses de santé et de scolarité. A l’en croire, lorsque les revenus n’augmentent pas au même rythme que les dépenses, chaque hausse supplémentaire oblige les familles à faire des choix qu’elles ne devraient pas avoir à faire. Ainsi, à la suite des mesures prises par le gouvernement, la question, dit-il, est de savoir si ces mesures arrivent réellement jusqu’au consommateur. Ce qui lui fait dire que le Sénégal ne manque pas de textes mais souffre d’un défaut d’application sur le terrain. Selon le responsable politique, même si certains produits et services peuvent être libres, fixés par l’autorité publique ou soumis à homologation ; des écarts importants sont observés pour un même produit en dépit des sanctions contre les pratiques illicites. A cela s’ajoutent des mécanismes de contrôle insuffisants. Or pour Wilane, si le prix décidé par l’autorité publique n’est pas celui que le citoyen retrouve dans sa boutique, le problème n’est réglé. « Pour une famille, une baisse annoncée qui n’arrive ni au marché, ni à la boutique, ni sur la facture n’est pas une baisse », indique le porte-parole du Ps.
Donner au consommateur les moyens de vérifier
Poursuivant, il déplore un problème de transparence, persuadé que le consommateur doit savoir ce qu’il paie. « Lorsque des consommateurs disent ne pas comprendre suffisamment ce qu’ils paient ou constatent des différences qu’ils ne parviennent pas à expliquer, leur interrogation mérite une réponse. La réponse ne peut pas être : le système fonctionne ainsi. Il faut expliquer. Il faut permettre la comparaison. Il faut donner au consommateur les moyens de vérifier », préconise Abdoulaye Wilane qui propose que les mécanismes de facturation des services essentiels soient présentés de manière beaucoup plus accessible, avec des simulations publiques permettant à chacun de comprendre comment sa consommation se transforme en facture. « Sur Woyofal notamment, il serait utile de disposer d’une évaluation publique, indépendante et compréhensible comparant, à niveaux de consommation équivalents, les différents modes de facturation et leurs effets pour les ménages», fait-il remarquer.
M. CISS