LANCEMENT DES PROJETS STRUCTURANTS DU NEW DEAL TECHNOLOGIQUE : Ousmane Sonko place le guichet unique et l’interopérabilité au cœur de cette révolution numérique




 
 
Le Premier ministre a présidé hier la cérémonie de lancement des 12 projets structurants du New Deal Technologique, en présence de beaucoup d’autres autorités gouvernementales, mais aussi des partenaires. Le chef du gouvernement a beaucoup insisté lors de sa prise de parole sur la nécessité d’une transformation numérique coordonnée, inclusive et souveraine, mettant en avant l’interopérabilité des systèmes des différentes structures, mais aussi le guichet unique comme pilier d’un service public modernisé.
 

Adossé à la Vision Sénégal 2050 et doté d’un portefeuille d’investissements de près de 1100 milliards de francs Cfa sur la période 2025–2034, le New Deal Technologique se décline en 12 programmes prioritaires. Le Premier ministre, qui présidait hier la cérémonie de lancement desdits programmes, a rappelé qu’il y a un an, le Président Bassirou Diomaye Faye engageait le pays vers une transformation sans précédent. Une transformation qui ne touche pas simplement un secteur, mais qui irrigue toutes les politiques nationales du pays. Une transformation qui réinterroge le rapport de chaque institution à ses usagers : le New Deal Technologique.
Pour le Premier ministre, le choix du mot « transformation » est très révélateur : «  nous n’avons pas parler de développer ni de moderniser. Il s’agit de transformation, un mot qui implique une rupture profonde, irréversible des structures, des habitudes et des modes de fonctionnement ».
Selon Ousmane Sonko, le New Deal Technologique est la traduction opérationnelle de cette révolution construite autour de douze programmes prioritaires mobilisant un portefeuille d’investissements de près de 1100 milliards de francs Cfa sur la période 2025/2034. Le Premier ministre d’informée que la première décision prise à été un décret d’organisation instituant un comité de gouvernance du numérique parce que la transformation numérique d’un Etat est avant tout un défi de gouvernance. « Il fallait définir qui décide, qui  coordonne, qui priorise et qui arbitre. Sans réponses claires à ces questions, chaque ministère avance dans sa direction, chaque agence développe sa propre solution et au bout du compte, c’est le Trésor qui paie la facture de cette incohérence. GouvNum pose donc les règles du jeu », souligne-t-il, avant d’insister sur la portée politique de ce dispositif : «  GouvNum n’est pas une commission de plus. Sa présidence par la Primature adresse un signal fort à l’ensemble du gouvernement que la cohérence numérique de l’Etat est une priorité qui se pilote au haut niveau de l’exécutif ».
Ensuite, indique le Premier ministre, il y a eu le Conseil national du numérique qui a été installé en octobre 2025. « Entre la nécessité d’accélérer la transformation digitale et l’obligation de garantir la souveraineté, inclusion et sécurité,  le Conseil national du numérique joue un rôle essentiel en ses qualités de veille et de conseil. Ce cadre de concertation que je préside moi-même et qui est composé de vingt membres apporte une aide éclairée aux décisions gouvernementales sur la transformation technologique », affirme Ousmane Sonko.
D’apres le Premier ministre, des systèmes qui ne communiquent pas engendrent des coûts opérationnels évitables, obligent les agents à des saisies permanentes et mettent le citoyen face à une multitude de portails, identifiants, de mots de passe et de procédures non articulées. « Ce dernier point nous permet de faire la transition vers le Guichet unique du citoyen qui est la pièce maîtresse du lancement de ce jour. Il se veut une interface unique, simple et accessible pour chaque Sénégalais, qu’il vive à Dakar, à Sédhiou ou à Tambacounda, pourrait accéder aux services de l’administration, soumettre ses demandes, suivre le traité et recevoir son document sans se déplacer et sans intermédiaires inutiles. La plateforme E-consulat s’inscrit dans la même dynamique », assure-t-il.
Poursuivant,  M. Sonko soutient  que l’Etat numérique repose sur une infrastructure physique, robuste, souveraine et à la hauteur de nos ambitions. « Le déploiement des infrastructures cloud dans nos data center de Diamniadio représente un fait qualitatif majeur, avec un hébergement aux normes, conformité aux standards internationaux. Et nos données les plus sensibles seront hébergés sur le territoire national dans des conditions et modalités dont nous assurons le contrôle. (…). La sécurité et la cybersécurité, allant de pair avec la digitalisation, sont évidemment au cœur de nos préoccupations actuelles. Dans un monde où les cyberattaques - dont certains de nos services ont fait les frais récemment - sont une réalité. Il est donc impératif de disposer d’outils de défense robuste aux standards internationaux », assure Ousmane Sonko.
Le Premier ministre d’insister encore : «  aucune révolution numérique ne peut être tenue pour aboutie si elle laisse une partie des citoyens en marge. Par conséquent, nous lançons le projet de connectivité universelle pour les zones blanches avec l’ambition de connecter gratuitement à internet plus d’un million de nos concitoyens qui veulent accéder à la sphère numérique », promet-il avant d’annoncer aussi le lancement du startup Act dédiée à la jeunesse sénégalaise qui est, selon le Premier ministre, extrêmement créative. « Cette jeunesse d’un talent technologique reconnu au-delà même de nos frontières, ces jeunes entrepreneurs méritent un cadre juridique qui les protège, un écosystème qui les nourrit, un Etat qui parie sur eux avec conviction », fait savoir Sonko, qui remercie tous les partenaires qui ont rendu possible toutes ces réalisations.
Nd. Kh. D. F
 
LES ECHOS

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