LANCEMENT DES BOUTIQUES SOLIDAIRES (BOUTISOL) A BAMBEY : Alioune Dione expérimente un écosystème économique intégré destiné à la création de richesses




 
 
 
 
 
A l’occasion du lancement des Boutiques solidaires à Bambey, le ministre Alioune Dione dit apporter une réponse concrète aux enjeux de développement durable, de résilience économique et d’inclusion sociale. En attendant l'érection des Boutisol sur l’étendue du territoire national, ces boutiques, de l’avis du ministre, permettront de bâtir un écosystème économique intégré où producteurs, transformateurs, consommateurs et partenaires contribuent collectivement à la création de richesses au niveau local.
 
 
 
 
Après la mise en place des Coopératives productives solidaires, le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a présidé hier à Bambey au lancement des Boutiques solidaires dénommées Boutisol ; en plus de procéder à la remise d’attestations et d’équipements aux Coopératives productives solidaires (Cps). En effet, conscient que la production seule ne suffit pas, il fallait, dit-il, organiser les circuits économiques, sécuriser les débouchés, renforcer les capacités de transformation et faciliter l’accès aux marchés. « C’est pour répondre à ces défis que le programme des Boutiques solidaires a été conçu. Les Boutisol constituent bien plus que de simples espaces commerciaux. Elles représentent un véritable mécanisme de structuration économique territoriale permettant d’assurer l’agrégation, la transformation, la valorisation et la commercialisation des produits issus des Coopératives productives solidaires et des organisations de l’Économie sociale et solidaire. À travers ce dispositif, nous voulons bâtir un écosystème économique intégré où producteurs, transformateurs, consommateurs et partenaires contribuent collectivement à la création de richesses au niveau local », indique Alioune Dione. A l’en croire, l’ambition du gouvernement, à travers cette initiative, est d’améliorer l’accès aux marchés ; accroître la compétitivité des produits locaux ; renforcer les revenus des producteurs ; promouvoir l’inclusion financière ; accélérer la digitalisation des transactions ; favoriser la création d’emplois décents et durables.
 
Lancement prochain des boutiques Prestige à Dakar
 
Poursuivant, le ministre de la Microfinance d’expliquer que le modèle Boutisol s’inscrit dans une logique de structuration avancée des chaînes de valeur territoriales à travers, dit-il, les Boutiques sources  pour l’approvisionnement en matières premières ; les Boutiques technologiques dédiées à la transformation et la valorisation des produits ; les Boutiques Uniproduction spécialisées dans un produit spécifique ; et les Boutiques témoins (ou de Distribution) tournées vers l’agrégation et la commercialisation des produits provenant de plusieurs Cps et autres Oess. « Ces différentes Boutiques, fait remarquer Alioune Dione, seront érigées en Boutique classique, Boutique standard et Boutique Prestige partout sur l’ensemble du territoire national ». A cet effet, il annonce le lancement prochain des Boutiques Prestige dans les 19 communes de Dakar dans le cadre du Dak’Promess en collaboration avec la Ville de Dakar. « Au cœur de cette ambition se trouve également une nouvelle dynamique : le Consom’Ess qui constitue une invitation à adopter une consommation plus responsable et plus solidaire, fondée sur la valorisation de la production nationale et des savoir-faire locaux. Il s’agit d’un choix économique, mais également d’un engagement citoyen », renchérit le ministre. A l’en croire, choisir un produit local, c’est soutenir un producteur, encourager une chaîne de valeur, renforcer l’économie nationale et contribuer à la souveraineté économique de notre pays. Ce qui lui fait dire que les Boutisol sont une réponse concrète aux enjeux de développement durable, de résilience économique et d’inclusion sociale. En effet, il est d’avis que le développement durable du Sénégal se construira à partir de ses territoires, de ses ressources, de ses femmes, de sa jeunesse et de sa capacité à transformer localement sa production.
 
M. CISS
 
 
 
 
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