LANCEMENT DE LA GESTION BUDGETAIRE 2026 : Bassirou Sarr mise sur une exigence de discipline budgétaire et une priorisation des dépenses




 
 
 
 
 
A l’image de l’exécution budgétaire de 2025, celle de 2026, selon le Directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget, repose sur, entre autres, la maîtrise de la dépense publique, l’encadrement de l’endettement, le financement des priorités nationales et l’apurement des arriérés pour renforcer la confiance des acteurs économiques.
 
 
 
 
 
La Direction générale du Budget a organisé hier le traditionnel atelier de lancement de la gestion budgétaire 2026 présidé par Bassirou Sarr, Directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget et en présence du Directeur général du Budget et des secrétaires généraux des ministères concernés. « L'objectif principal de cet atelier est, sur la base des orientations pour l'exécution des dépenses pour la gestion 2026, d'offrir un cadre de coordination cohérent du processus budgétaire afin d'harmoniser les pratiques et d'anticiper sur les difficultés. Ceci pour garantir la transparence, la sincérité et la performance dans l'utilisation des fonds publics, avec comme finalité la capacité de l'État à transformer le budget voté en résultats concrets », a d’emblée indiqué Bassirou Sarr qui, dans la foulée, est revenu sur l’exécution budgétaire de l’année écoulée. « L'exercice budgétaire 2025, qui vient d'être clôturé, s'est déroulé dans un environnement marqué par des contraintes fortes et des incertitudes persistantes. Ces conditions ont mis en évidence des ajustements parfois difficiles mais nécessaires, ainsi qu'une exigence accrue de rigueur dans les choix financiers », a rappelé le Directeur de cabinet du ministre Cheikh Diba, avant d’ajouter : « face à ce contexte, le Gouvernement a engagé, en 2025, une trajectoire fondée sur la discipline budgétaire, la maîtrise des engagements, la prudence dans le financement et la priorité accordée aux politiques essentielles. Ces orientations s'inscrivent dans un nouveau cadre stratégique porté par l'Agenda national de Transformation « Sénégal 2050», la Stratégie nationale de Développement 2025-2029 et le Plan de Redressement économique et social. Grâce à l'implication de l'ensemble des administrations concernées, l'exercice 2025 a pu être conduit à son terme conformément aux équilibres essentiels visés et dans le respect de la crédibilité de l'action publique », s’est réjoui M. Sarr.
 
Assainir durablement les finances publiques ...
 
Poursuivant, il annonce que le budget 2026 s'inscrit dans la continuité de cette dynamique de redressement et de transformation. « Il traduit une orientation politique claire : assainir durablement les finances publiques et affecter les ressources disponibles aux politiques prioritaires », précise le Directeur de cabinet qui fait remarquer à cet effet que la loi de finances 2026 repose sur plusieurs exigences structurantes. Il s’agit, dit-il, de « maîtriser la dépense publique ; encadrer l'endettement pour préserver la soutenabilité financière ; financer les priorités nationales définies par le nouveau référentiel stratégique ; améliorer la sincérité, la traçabilité et la qualité de la dépense ; poursuivre l'apurement des arriérés pour renforcer la confiance des acteurs économiques ». Ce qui lui fait dire que les orientations budgétaires pour l’année en cours sont claires et sans équivoque. « Elles reposent d'abord sur une exigence de discipline budgétaire, entendue comme le strict respect des autorisations votées et des priorités arrêtées. Et ensuite, sur la priorisation des dépenses, afin que les ressources publiques, dans un contexte de contraintes, soient orientées vers les secteurs prioritaires à fort impact économique et social, conformément aux engagements de l'État et aux attentes des populations. En somme, une bonne planification, adossée à une attention particulière à la qualité de la dépense publique », explique Bassirou Sarr qui précise en outre que la réussite de la gestion budgétaire 2026 repose sur la vigilance, le sens de l'État et la rigueur de chacun. « Elle conditionne la capacité de notre pays à financer ses missions régaliennes, à protéger les populations, à préserver la confiance de ses partenaires et à investir dans l'avenir », indique-t-il.
 
M. CISS
 
 
LES ECHOS

Dans la même rubrique :