L’administration de Donald Trump devrait recevoir environ 10 milliards de dollars de frais dans le cadre de l’accord ayant permis la reprise des activités américaines de TikTok par des investisseurs alliés au pouvoir. Une somme exceptionnelle pour un gouvernement impliqué dans la conclusion d’une transaction privée.
L’administration américaine s’apprête à encaisser près de 10 milliards de dollars de la part d’investisseurs ayant pris le contrôle des opérations américaines de TikTok, dans le cadre d’un accord conclu avec ByteDance, la maison mère chinoise de ce réseau social, selon des sources proches du dossier.
Le quotidien américain The Wall Street Journal précise dans un article publié le 13 mars que ce paiement s’inscrit dans le dispositif négocié pour permettre au réseau social de continuer à opérer aux États-Unis tout en réduisant l’influence de son propriétaire chinois. Plusieurs investisseurs proches de l’administration Trump ont ainsi repris la branche américaine de la plateforme.
Parmi eux figurent notamment Oracle, la société de capital-investissement Silver Lake et le fonds d’investissement d’Abou Dhabi MGX. Selon les informations disponibles, ces acteurs ont déjà versé environ 2,5 milliards de dollars au Trésor américain lors de la finalisation de l’accord en janvier, d’autres paiements devant suivre jusqu’à atteindre un total proche de 10 milliards.
Lors de la présentation du cadre de l’opération en septembre, Donald Trump avait évoqué la possibilité pour les États-Unis de percevoir une compensation financière, estimant que le rôle joué par son administration dans les négociations justifiait une telle rémunération. Une première pour un gouvernement américain Un tel mécanisme reste toutefois presque inédit. Les historiens et spécialistes des fusions-acquisitions soulignent que les gouvernements perçoivent rarement des commissions directes pour avoir facilité une transaction privée. À titre de comparaison, les banques d’affaires mandatées sur les grandes opérations touchent généralement moins de 1 % de la valeur d’un accord.
La nouvelle entité chargée de gérer TikTok aux États-Unis serait valorisée autour de 14 milliards de dollars, selon le vice-président JD Vance. Plusieurs analystes estiment néanmoins que cette évaluation pourrait sous-estimer la valeur réelle de l’application.
Dans le cadre de cet accord, ByteDance conserve près de 20 % de la nouvelle entité et continuera de percevoir une part des bénéfices grâce à la licence de son algorithme, élément central du fonctionnement de la plateforme. Des participations directes dans Nvidia et Intel Cette transaction s’inscrit dans une stratégie plus large de l’administration Trump visant à intervenir directement dans certaines grandes opérations industrielles ou technologiques. Le gouvernement a notamment pris une participation dans Intel et négocié des arrangements avec Nvidia concernant les exportations de semi-conducteurs vers la Chine, tout en obtenant un rôle particulier dans la gouvernance de U.S. Steel lors de son rachat par Nippon Steel.
L’accord sur TikTok constitue ainsi l’un des exemples les plus marquants de l’implication directe de Washington dans les transactions impliquant les grandes entreprises technologiques et les enjeux de sécurité nationale.
L’administration américaine s’apprête à encaisser près de 10 milliards de dollars de la part d’investisseurs ayant pris le contrôle des opérations américaines de TikTok, dans le cadre d’un accord conclu avec ByteDance, la maison mère chinoise de ce réseau social, selon des sources proches du dossier.
Le quotidien américain The Wall Street Journal précise dans un article publié le 13 mars que ce paiement s’inscrit dans le dispositif négocié pour permettre au réseau social de continuer à opérer aux États-Unis tout en réduisant l’influence de son propriétaire chinois. Plusieurs investisseurs proches de l’administration Trump ont ainsi repris la branche américaine de la plateforme.
Parmi eux figurent notamment Oracle, la société de capital-investissement Silver Lake et le fonds d’investissement d’Abou Dhabi MGX. Selon les informations disponibles, ces acteurs ont déjà versé environ 2,5 milliards de dollars au Trésor américain lors de la finalisation de l’accord en janvier, d’autres paiements devant suivre jusqu’à atteindre un total proche de 10 milliards.
Lors de la présentation du cadre de l’opération en septembre, Donald Trump avait évoqué la possibilité pour les États-Unis de percevoir une compensation financière, estimant que le rôle joué par son administration dans les négociations justifiait une telle rémunération. Une première pour un gouvernement américain Un tel mécanisme reste toutefois presque inédit. Les historiens et spécialistes des fusions-acquisitions soulignent que les gouvernements perçoivent rarement des commissions directes pour avoir facilité une transaction privée. À titre de comparaison, les banques d’affaires mandatées sur les grandes opérations touchent généralement moins de 1 % de la valeur d’un accord.
La nouvelle entité chargée de gérer TikTok aux États-Unis serait valorisée autour de 14 milliards de dollars, selon le vice-président JD Vance. Plusieurs analystes estiment néanmoins que cette évaluation pourrait sous-estimer la valeur réelle de l’application.
Dans le cadre de cet accord, ByteDance conserve près de 20 % de la nouvelle entité et continuera de percevoir une part des bénéfices grâce à la licence de son algorithme, élément central du fonctionnement de la plateforme. Des participations directes dans Nvidia et Intel Cette transaction s’inscrit dans une stratégie plus large de l’administration Trump visant à intervenir directement dans certaines grandes opérations industrielles ou technologiques. Le gouvernement a notamment pris une participation dans Intel et négocié des arrangements avec Nvidia concernant les exportations de semi-conducteurs vers la Chine, tout en obtenant un rôle particulier dans la gouvernance de U.S. Steel lors de son rachat par Nippon Steel.
L’accord sur TikTok constitue ainsi l’un des exemples les plus marquants de l’implication directe de Washington dans les transactions impliquant les grandes entreprises technologiques et les enjeux de sécurité nationale.