Sept étoiles sur le maillot, un orgueil intact et une certitude assumée : à la veille de la demi-finale de la Can 2025, l’Égypte refuse le rôle de victime. Face aux Lions de la Teranga, Hossam Hassan et Mahmoud Trezeguet avancent le menton haut, portés par l’histoire, l’expérience… et la conviction que les rois d’Afrique peuvent vaciller.
À quelques heures d’un choc aux allures de finale avant l’heure, l’Égypte n’avance ni tremblante ni résignée. Elle marche avec prudence, certes, mais surtout avec assurance. En conférence de presse, Hossam Hassan a livré un discours à l’image de son équipe : lucide, ferme et chargé d’un message clair — les Pharaons sont prêts.
« Nous respectons le Sénégal, mais nous sommes prêts mentalement », lâche le sélectionneur, sans détour. Une phrase courte, presque froide, mais lourde de sens. Car derrière le respect affiché se cache une volonté assumée : renverser les champions d’Afrique et reprendre place au sommet.
Hossam Hassan balaie toute idée de complexe. Battue par le Sénégal par le passé ? Peu importe. « Le fait qu’un adversaire vous batte une fois ne signifie pas qu’il y ait une malédiction », tranche-t-il. Dans son regard, l’histoire n’est pas un fardeau, mais une arme. Sept Can remportées, des générations forgées dans la douleur et la pression : l’Égypte sait survivre aux tempêtes.
Même le désavantage physique — un jour de récupération en moins — ne semble pas inquiéter le technicien. « Nos joueurs sont en forme et prêts », assure-t-il. Une certitude qui résonne comme un avertissement adressé aux Lions : l’expérience ne se calcule pas en heures de repos.
Sur la même longueur d’onde, Mahmoud Trezeguet ne se cache pas derrière la diplomatie. Oui, le Sénégal est fort. Oui, il est favori. Mais l’Égypte ne se déplace jamais pour faire de la figuration. « Le Sénégal est une grande équipe, mais nous sommes l’Égypte et nous jouons pour remporter le titre », assène l’attaquant, le regard tourné vers l’objectif ultime.
Habitué aux nuits brûlantes de la Can, Trezeguet rappelle ce qui fait la force des Pharaons : le vécu. « Nous sommes une équipe expérimentée, habituée à ce tournoi et à la pression. Chaque match est une finale. » Une philosophie presque brutale, où chaque rencontre se joue comme la dernière.
Ce soir, au-delà des schémas tactiques et des individualités, c’est un choc de mentalités qui se profile. Le Sénégal, sûr de sa puissance. L’Égypte, portée par son orgueil et son passé. Une chose est sûre : les Pharaons ne viennent pas admirer le trône. Ils viennent le contester.