Journée des Casques bleus : António Guterres rend hommage au capitaine sénégalais Mbaye Diagne



Réunis vendredi à New York à l'occasion de la Journée internationale des Casques bleus, le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a présidé une cérémonie de remise de la médaille Capitaine Mbaye Diagne, la plus haute distinction décernée par les opérations de maintien de la paix. 

Cette médaille porte le nom du soldat sénégalais qui a sauvé des centaines de personnes durant le génocide des Tutsi au Rwanda, avant d'être tué en 1994. En près d'une décennie d'existence, cette distinction n'a été attribuée qu'à de très rares reprises.

« Il est mort en tentant d'en sauver d'autres », a déclaré António Guterres devant la veuve et la fille du récipiendaire. « Ses collègues du Soudan du Sud, ainsi que toute sa famille onusienne, garderont longtemps son souvenir », a-t-il ajouté.

La médaille Capitaine Mbaye Diagne a été attribuée cette année au sergent uruguayen Matías Reyes, toujours déployé en République démocratique du Congo au sein de la MONUSCO.

Par ailleurs, la médaille Dag Hammarskjöld a été décernée à titre posthume aux Casques bleus morts dans l'exercice de leurs fonctions. Au total, 68 noms ont été ajoutés cette année à la longue liste des disparus, dont 59 pour la seule année 2025. Ils provenaient de 33 pays différents. « Ils représentent ce que l'humanité a de meilleur : des femmes et des hommes prêts à tout risquer pour protéger les autres », a souligné M. Guterres.

Un hommage dans un contexte délicat

« Malheureusement, comme nous le rappellent les événements de cette semaine, les Casques bleus continuent de risquer leur vie au service de la paix », a poursuivi le Secrétaire général après avoir déposé une gerbe devant le mémorial dédié aux près de 4 500 femmes et hommes morts au cours de près de huit décennies d'opérations de maintien de la paix.

Cet hommage intervient à un moment délicat pour ces missions onusiennes. Contesté par certains, confronté à des contraintes budgétaires croissantes et à des conflits toujours plus fragmentés, le maintien de la paix demeure pourtant l'un des principaux instruments déployés par la communauté internationale dans les zones de crise. Actuellement, plus de 50 000 militaires, policiers et personnels civils servent au sein de 11 missions réparties sur plusieurs continents.

« Partout dans le monde, le Casque bleu des Nations Unies est un symbole d'espoir pour les populations dans leurs heures les plus sombres », a affirmé M. Guterres. « Ils font reculer la violence, rendent possibles des solutions politiques, appuient des élections, acheminent l'aide humanitaire, déminent les terres». 

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