Mis en cause dans des informations faisant état de poursuites du parquet financier, le Directeur général de l'Agence sénégalaise de l'électrification rurale (Aser), Jean Michel Sène, dément formellement être visé par une quelconque procédure judiciaire. Dans une note adressée à la presse, le responsable de Pastef reconnaît l'existence d'investigations sur son patrimoine, tout en affirmant qu'elles ne révéleront « rien de compromettant ». Il en profite pour appeler les autorités à s'attaquer aux « faussaires et autres coupables » qu'il estime déjà identifiés.
Le Directeur général de l'Agence sénégalaise de l'électrification rurale (Aser), Jean Michel Sène, est sorti de son silence pour démentir les informations faisant état de poursuites judiciaires engagées contre lui par le parquet financier. Dans une note adressée à la presse, ce responsable de Pastef affirme qu'« aucune procédure judiciaire » ne le vise et dénonce des informations qu'il qualifie de « déformation des faits relayées par une partie de la presse ».
Reconnaissant toutefois l'existence d'investigations portant sur son patrimoine, Jean Michel Sène précise que plusieurs administrations, notamment « la Direction générale des Impôts et des Domaines (Dgid), la Conservation foncière, des études notariales et des établissements bancaires, ont été sollicitées » dans le cadre de ces vérifications. Il assure néanmoins : « aucun élément compromettant ne sera découvert contre moi. Qu'ils fouillent alors », lance-t-il, se disant serein face aux contrôles en cours.
Le Directeur général de l'Aser soutient que, depuis son arrivée à la tête de l'établissement, « la gestion des ressources publiques s'est faite dans la transparence et la vérité. Je rassure mes proches, mes collaborateurs et tous ceux qui s'inquiètent de la situation ». Profitant de cette sortie médiatique, le responsable de Pastef appelle les autorités « à s'intéresser aux véritables responsables des irrégularités. Les faussaires et autres coupables sont connus. Qu'on les interpelle ! Les enquêtes doivent permettre d'établir les responsabilités sur des bases factuelles », conclut le plus jeune Directeur général de l’histoire du Sénégal.
Fatou DIOP