INDEMNITÉ DE LOGEMENT DES AGENTS DE L’ETAT : L’État met fin à une inégalité salariale et généralise l’allocation à tous les agents à 100.000




 
 
 
Avec l’adoption du projet de décret n°2026-06 du 7 janvier 2026, l’État franchit un cap social majeur en généralisant l’indemnité représentative de logement à l’ensemble de ses agents non logés. Désormais, chaque agent fonctionnaire et non fonctionnaire non logé aura 100.000 francs d’indemnité de logement.
 
L’amélioration des conditions de vie et de travail des agents de l’État s’impose désormais comme une priorité stratégique pour les pouvoirs publics. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le projet de décret n°2026-06 du 7 janvier 2026, instituant la généralisation de l’indemnité représentative de logement au profit de l’ensemble des agents de l’État, fonctionnaires comme non fonctionnaires, non logés et ne bénéficiant pas de dispositions statutaires particulières prévoyant déjà ladite indemnité.
Jusqu’ici, cette allocation mensuelle, fixée à 100.000 fCfa, net d’impôts, était accordée de manière sectorielle, notamment aux agents relevant des domaines de l’éducation et de la santé. Si ces extensions visaient à répondre à des contraintes spécifiques, elles ont néanmoins contribué à instaurer une rupture d’égalité au sein du système de rémunération de la fonction publique.
Selon les données officielles, près de sept pour cent (7%) des agents de l’État demeuraient exclus du bénéfice de cette indemnité, malgré des conditions de logement similaires. Une situation perçue comme une injustice persistante, tant par les agents concernés que par les partenaires sociaux.
Face à ce déséquilibre, l’État a choisi d’agir. Dans le cadre des engagements souscrits au titre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, les autorités ont décidé de procéder à la généralisation de l’indemnité de logement à tous les agents qui n’en bénéficiaient pas auparavant. Le montant mensuel reste fixé à cent mille (100.000) francs Cfa, garantissant ainsi une harmonisation équitable sans distinction sectorielle. Au-delà de l’aspect financier, cette mesure traduit une volonté politique forte : restaurer l’équité salariale, renforcer la cohésion au sein de l’administration et améliorer durablement les conditions de vie des agents de l’État. À terme, les pouvoirs publics espèrent également un impact positif sur la motivation des agents et la qualité du service public rendu aux citoyens.
 
Baye Modou SARR
 
LES ECHOS

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