INCONCEVABLE POUR DIOMANSY KAMARA DE FAIRE LA FETE ALORS QUE LES 18 SUPPORTERS RESTENT INCARCERES : « La solidarité est un devoir avant la fête du football. Personne n'est libre tant qu'ils sont emprisonnés »




 
Alors que la billetterie du match amical entre l’équipe du Sénégal de football et l’équipe du Pérou de football, prévu à Paris, est désormais ouverte, Diomansy Kamara appelle à ne pas oublier les 18 supporters sénégalais détenus au Maroc. L’ancien international insiste sur la nécessité de faire primer la solidarité nationale sur l’enthousiasme sportif.
 
La coïncidence entre l’ouverture de la billetterie et la situation des supporters détenus interpelle profondément Diomansy Kamara. Pour l’ancien Lion, il est inconcevable de célébrer pleinement le football alors que certains compatriotes sont privés de liberté.
« Personne n'est libre tant qu'ils sont emprisonnés. La vente des billets pour le match entre l’équipe du Sénégal et l’équipe du Pérou débute aujourd’hui. Avant d’aller soutenir nos Lions à Paris, nous attendons surtout la libération de nos 18 supporters emprisonnés au Maroc. »
À travers ce message, il invite à une prise de conscience collective, rappelant que la nation reste une et indivisible face à l’épreuve.
 
« Le football est une fête, mais la solidarité est un devoir »
 
Si le football demeure un moment de communion et de fierté nationale, Diomansy Kamara rappelle qu’il ne doit pas occulter les responsabilités morales envers les compatriotes en difficulté.
« Le peuple du Sénégal reste uni. Le football est une fête, mais la solidarité est un devoir. Solidarité avec les nôtres. »
Ce plaidoyer réaffirme l’importance des valeurs humaines qui transcendent le sport, notamment l’entraide et le soutien mutuel.
 
« La fraternité tant citée entre le Maroc et le Sénégal doit prévaloir »
 
L’ancien international met également en avant les relations fraternelles entre le Sénégal et le Maroc, appelant à une solution guidée par la sagesse et la justice : « la fraternité tant citée entre le Maroc et le Sénégal doit prévaloir dans ce cas. Ce n’est pas aux supporters de payer le résultat sur le terrain. Il y a eu des débordements de part et d’autre, mais la sagesse et la justice doivent guider les décisions. »
Dans un contexte marqué par le mois de Ramadan, il appelle à un geste de clémence pour permettre aux supporters de retrouver leurs familles : « nous appelons à la bienveillance et au bon sens, surtout pendant ce mois béni du Ramadan, afin qu’ils puissent rentrer au Sénégal auprès de leurs familles. Nous ne les abandonnerons pas, ni dans nos pensées ni dans nos prières. »
 
Une issue diplomatique encore possible
 
Sur le plan institutionnel, le Gouvernement du Sénégal explore plusieurs voies pour résoudre cette situation. Parmi elles, une demande de grâce royale auprès du roi Mohammed VI, ainsi que l’application d’un accord bilatéral permettant le transfèrement des détenus vers le Sénégal. Ce mécanisme juridique offrirait la possibilité aux supporters de purger leur peine dans leur pays, tout en rapprochant ces derniers de leurs familles.
Par cette sortie, Diomansy Kamara rappelle que derrière la passion du football se trouvent des valeurs fondamentales : la solidarité, la fraternité et l’attachement indéfectible à la communauté nationale.
 
 
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