IL SURPREND SA PETITE SŒUR EN PLEIN SOMMEIL ET LA TUE EN LUI FRACASSANT LA TÊTE AVEC UN GOURDIN : Thierno Hamidou Raby Dème risque la prison à vie, leur mère parle d'une histoire de famille et s'abstient de lui réclamer des dédommagements




 
 
La prison à vie, c'est ce que risque Thierno Hamidou Raby Dème. Marié et père de famille, cet accusé a été jugé avant-hier, devant la chambre criminelle de Dakar pour assassinat. Il avait tué sa petite sœur en lui fracassant la tête alors qu'elle dormait encore.
 
 
 
 
Maïmouna Ba n'oubliera jamais cette tragédie qui s'est abattue sur sa famille en 2023. Cette mère de famille non seulement a perdu sa fille, Fatoumata Ba, tuée à coups de gourdin par Thierno Hamidou Raby Dème, mais elle a aussi perdu ce dernier qui croupit en prison depuis des années pour l'assassinat de sa sœur. Pire, elle est aussi confrontée à un fils qui risque la prison à vie. Son cauchemar a commencé le 18 juillet 2023, le jour fatidique où elle a vu sa fille Fatoumata Ba être tuée à coups de gourdin par son fils.
Entendue à l'enquête, leur mère déclarait que le jour des faits, elle se trouvait au champ où elle a été avisée des faits par le canal de l'une de ses petites-filles. Thierno, entendu, a soutenu avoir infligé seulement trois coups de gourdins à sa sœur. Inculpé puis placé sous mandat de dépôt pour des faits d'assassinat, il a été jugé avant-hier, mardi 28 juillet 2026, devant la chambre criminelle de Dakar. 3 ans après les faits, Thierno Hamidou a exhibé l'alibi de la vengeance. "Je ne pouvais pas lui pardonner. Jusqu'au soir de la première bagarre, je bouillonnais de colère. Il fallait que je la frappe pour me calmer. Je l'ai trouvée en train de dormir avant de lui donner des coups de bâton sur la tête. Mais, je n'avais pas l'intention de la tuer", a-t-il tempéré. «Est-ce que ça en valait la peine», lui rétorque la juge ? «Non», a-t-il reconnu.
Leur mère, Maïmouna Ba, après avoir donné sa version des faits à la barre, a invoqué un problème familial avant de s'abstenir de demander un dédommagement à son fils. Le procureur, dans ses développements, a expliqué que la victime n'avait aucune chance de s'en sortir, parce qu'elle était désarmée. Précisant que l'accusé a naturellement muri son acte, le maître des poursuites a martelé que l'assassinat qui lui est imputé est caractérisé. Par contre, ce qui a intrigué le parquet, c'est la personnalité de l'accusé, parce que selon lui, celui-ci n'a manifesté aucun regret. À cet effet, il a requis contre lui la réclusion criminelle à vie. Le conseil de la défense, Me Ndiaga Dabo, estime que ce qui s'est passé est un incident. Le conseil qui a quémandé la clémence a même relevé le fait que son client est handicapé depuis ses 7 ans. Chose qui est visible au moment où il quittait le box des accusés parce qu'on constatait bien que cet accusé est hémiplégique. Le délibéré sera rendu le 6 octobre 2026.
 
Fatou D. DIONE
 
 
 
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