Quand les accidents s’enchainent sur une autoroute récemment ouverte à la circulation, il y a lieu de s’interroger sur les causes de ces drames. La section d’autoroute entre Thiadiaye, Fatick et Kaolack, inaugurée le 25 août dernier par Prési, est bien en cause. Longue de 100 km et très rectiligne, elle invite, malheureusement, les conducteurs à appuyer sur le champignon et à passer outre la limitation de vitesse à 110 km/h. Or, nos véhicules sont souvent faibles du côté de leurs pneumatiques et sur une route neuve et un bitume surchauffé comme l’est ce tronçon, bonjour les éclatements de pneus et les sorties de route tragiques. Et pour les transporteurs et autres routiers, l’hypnose de la route et la somnolence sont des ennemis à maitriser. En tout cas, les autorités ont tout intérêt à agir, en installant des radars pour flasher la vitesse et des contrôles réguliers d’alcoolémie. Le dernier accident qui oblige à tirer la sonnette d’alarme est celui d’hier, impliquant un « War Gaïndé » qui a fait des tonneaux, avec un bilan macabre lourd. C’est très bien d’avoir des infrastructures routières de qualité, mais si ça grogne à l’Anaser, les usagers sont laissés à eux-mêmes et bonjour les dégâts.
Waa Ji