Herbes folles




Le champ politique sunugaalien est assurément envahi par les mauvaises herbes, qui prolifèrent si bien qu’elles finissent par étouffer les rares plants issus des semailles prometteuses de mars 2024. L’image parle à ceux qui réfléchissent. Car ce qui nous est servi depuis quelques mois par la classe politique est plus du « djeumb » que des épis remplis de graines. Accusations et contre-accusations s’entremêlent dans les médias, chacun portant la réplique à toute révélation le mettant en scène défavorablement. Un ping-pong désolant dont les médias, malheureusement, se font les porte-voix courtisés. Tout cela étant appelé à durer, aussi longtemps qu’une nouvelle donne n’est pas mise sur la table. Il va falloir souffrir ces invectives et autres déballages au ras des pâquerettes, pour le reste de cette année 2026, au moins. Car les élections qui nous libéreraient de ce corset ne sont attendues qu’à l’orée de 2027. Des locales, certainement, mais quand exactement. Nul ne sait, pour le moment. Des législatives, sans doute, puisque la majorité parlementaire n’est plus en phase avec l’exécutif. Si un besoin de clarification est exprimé par tout le monde, la décision ultime appartient à Serigne Ngoundou qui, désormais partie prenante à la mêlée, choisira bien son moment.
Waa Ji
 
LES ECHOS

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