HOMOSEXUALITÉ, FAMILLE, ENFANCE, PROSTITUTION, DOSSIER PIKINE-GUÉDIAWAYE : Ànd Sàmm Jikko Yi met la pression sur le garde des Sceaux




 
 
Le collectif Ànd Sàmm Jikko Yi a exposé ses inquiétudes au ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, sur les questions brulantes de l’actualité : homosexualité, famille, enfance, prostitution, dossier Pikine-Guédiawaye. Une rencontre au cours de laquelle le garde des Sceaux a voulu rassurer sur la détermination de l’État.
 
Le collectif Ànd Sàmm Jikko Yi hausse le ton. Fort de ses 117 associations membres, le mouvement a porté mardi 18 août 2026 ses préoccupations sur la famille, l’enfance et plusieurs questions de société devant le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Moussa Sarr.
Au cœur des échanges, l’homosexualité, la protection de la famille et de l’enfance ainsi que la prostitution. Le collectif a également salué le récent vote de l’Assemblée nationale renforçant les sanctions pénales relatives aux actes contre-nature. Une décision considérée comme une avancée dans le combat qu’il dit mener depuis plusieurs années sur ces questions.
Mais une autre affaire a particulièrement retenu l’attention : le dossier de Pikine et Guédiawaye. Ànd Sàmm Jikko Yi a fait part de son inquiétude face à l’ordonnance de non-lieu concernant 28 personnes poursuivies, estimant que cette décision pourrait susciter incompréhension et interrogations au sein de l’opinion.
Face aux préoccupations du collectif, Me Moussa Sarr s’est voulu rassurant. Le ministre a réaffirmé sa volonté de maintenir le dialogue avec les acteurs de la société civile. « La justice est l’affaire de tous », a-t-il rappelé en substance, soulignant que les aspirations et les inquiétudes des populations doivent être entendues.
Sur la question de l’homosexualité, le garde des Sceaux a assuré qu’elle demeure une priorité du gouvernement et que l’État continuera d’appliquer les dispositions du Code pénal. Le ministre a apporté une précision importante sur le dossier de Pikine et Guédiawaye. Contrairement à une lecture qui pourrait laisser penser que la procédure est définitivement close, le parquet a interjeté appel contre la décision de non-lieu partiel du juge d’instruction. Le dossier se trouve désormais entre les mains de la chambre d’accusation, appelée à examiner la suite de la procédure.
Pour Ànd Sàmm Jikko Yi, la rencontre aura donc permis de poser directement les préoccupations du collectif devant l’autorité judiciaire. Pour le ministère, elle rappelle surtout que les dossiers en cours doivent suivre leur chemin dans le respect des procédures. Entre pression citoyenne et impératif judiciaire, le dossier Pikine-Guédiawaye reste ainsi ouvert. La prochaine décision appartient désormais à la juridiction compétente.
Conduite par son coordonnateur, Imam Babacar Sylla, la délégation a salué l’ouverture du ministre et annoncé la transmission prochaine d’un mémorandum à la Chancellerie.
 
Fatou DIOP
 
 
 
 
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