Ils tombent un à un, comme des mangues mûres en hivernage. Ce mercredi, c'est Moustapha Guirassy qui a choisi son camp. Le ministre de l'Éducation, sommé de clarifier sa position, a juré fidélité à Serigne Ngoundou : « je continue à soutenir le Président pour l'intérêt supérieur de la nation. » Après Déthié Fall, le 26 octobre, voilà un deuxième ministre qui fait sa déclaration d'amour au Palais. A quand l’allégeance des deux autres mousquetaires ? On connait la chanson. Quand le bateau tangue, les rats ne quittent pas le navire, ils montent sur le pont pour se faire voir du capitaine. Guirassy déplore le blocage, il a raison. Mais où était sa cohérence quand Pastef, son ancien camp, réclamait l'encadrement des fonds spéciaux ? Il découvre subitement que le blocage a un « impact négatif » ? Merci pour l'analyse. Pendant ce temps, Aly Ngouille Ndiaye rassure sur Rfm : « il n'y a pas péril en la demeure », Prési peut gouverner par décrets d'avance. Traduction : on peut se passer de l'Assemblée. Voilà où on en est : un Président qui gouverne sans Parlement, des ministres qui rallient sans conviction, et un pays qui attend son budget. Le vrai problème, ce n'est pas le rejet de la Lfr 2026 et celui en téléchargement de la Lfi 2027. C'est que ceux qui criaient hier « rupture » face à Niangal découvrent aujourd'hui qu'on peut aussi gouverner contre sa propre majorité. Et cela, ça finit toujours par nous revenir en pleine figure.
Waa Ji