D’ordinaire, ce sont les partis qui se regroupent en coalition et donnent un contenu à celle-ci, même si, parmi ces partis, il y en a un qui sert de locomotive et d’autres qui constituent des wagons plus ou moins chargés. Il en a été ainsi de l’Apr dans Benno ou, plus proche de nous, de Pastef dans Apte. Mais, quand il s’agit de la coalition présidentielle, on a beau scruter, on n’arrive pas à distinguer une locomotive, un parti leader dont le poids compte dans le landernau. Alors, question à mille balles : est-ce la coalition le parti ? La multitude de formations politiques présumées et de mouvements qui la composent n’ont-ils pas d’existence propre ? En tout cas, pour la première fois au Sunugaal, c’est arrivé au pouvoir qu’un Prési se crée une base hypothétique, sciant volontairement la branche sur laquelle il était assis ou, plutôt, rejetant d’un coup de pied l’échelle qui lui a permis d’arriver au sommet. Pour dire que la distribution de casquettes d’adjoint autour de celle qui drivait jusque-là seule la coalition est une façon de créer une Task force électorale. Mais la véritable gageure, c’est de convaincre les Sunugaaliens d’adhérer à ce projet, né des flancs de Pastef et qui s’oppose à celui-ci.
Waa Ji