GUERRE AU MOYEN-ORIENT ET CRISE ENERGETIQUE : Vers la hausse des prix des produits pétroliers après une flambée contenue depuis deux semaines




 
 
 
 
 
Contrairement à la Mauritanie où les prix du gaz, de l’essence ou encore de l’électricité ont connu une hausse depuis quelques semaines, le Sénégal, de l’avis du ministre de l’Intérieur, n'a pas encore appliqué la vérité des prix grâce à l’effort des plus hautes autorités du pays qui ont décidé de subventionner les prix pour contenir la crise énergétique qui s’annonce, en vue de soulager le plus longtemps possible les populations. Néanmoins, Me Bamba Cissé estime que le basculement peut se faire dans quelques jours.
 
 
 
 
 
Le ministre de l’Intérieur Me Bamba Cissé a présidé la cérémonie officielle de la Ziara générale, hier à Tivaouane. D’emblée, il s’est dit impressionné par la belle organisation de cette ziara sous la coordination de Serigne Moustapha Sy Al Amine. «Serigne Babacar Sy est un homme religieux qu’on ne présente plus. Serigne Babacar dépasse le temps et dépasse l’espace en termes d’envergure et on continue toujours de s’inspirer de son héritage. Certains ne retiennent que la dimension religieuse de Serigne Babacar Sy, mais il incarnait aussi une dimension intellectuelle qui continue d’irriguer la tarikha Tidiane», indique le ministre de l’Intérieur en guise de témoignage. Revenant sur l’héritage de Serigne Babacar Sy, il cite Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum qui, dit-il, était un savant, un philosophe, un homme religieux, un homme de droit et un homme politique d’une dimension exceptionnelle.
 
 
Vers la hausse des produits pétroliers
 
Sur un autre registre, Me Bamba Cissé est revenu sur la guerre au Moyen-Orient. «Ce qui se passe au Moyen-Orient nous intéresse au premier chef car cette guerre a une incidence sur notre niveau de vie. Beaucoup de pays à l’image de la Mauritanie, du Mali, de la Gambie, de la Guinée Bissau, ainsi que d’autres pays à travers le monde ont pris des mesures pour reconsidérer les prix. Mais, au Sénégal, nous n’avons pas encore ressenti l’impact de la guerre», explique Me Cissé qui rappelle que la Mauritanie a revu à la hausse ses prix de l’essence, du gaz et de l’électricité avant le début du mois d’avril. En France, ajoute-t-il, 15% des stations-service ont fermé. Ce qui lui fait dire que c’est une crise énergétique qui s’annonce. «Si au Sénégal les prix n’ont pas encore flambé, c’est grâce à l’effort de nos dirigeants qui essaient de contenir cette stabilité des prix le plus longtemps possible. Les prix qui devaient connaître une hausse depuis deux semaines sont restés stables grâce aux subventions de l’Etat», fait remarquer le ministre de l’Intérieur qui rejette toute considération politique dans sa déclaration. Toutefois, il estime que le basculement des prix à la hausse peut se faire dans quelques jours.
 
 
M. CISS
 
 
 
 
LES ECHOS

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