On attend la Loi rectificative de finances comme on attend le bus Tata pour Petersen. On l’annonçait pour juillet, puis pour aout, elle finit par se pointer en septembre, après la mise au point de l’occupant du Perchoir. Qu’est-ce qui peut bien expliquer cette frilosité ? Le gouvernement hésitait à regarder le miroir que lui a tendu la Cour des comptes La dette cachée floute l’image rendue. Alors on a temporisé, le temps de négocier avec le Fmi qui met un corset de 2,2 milliards dollars US à Diba. Au moment où les députés cuisinent les crédits spéciaux, avec comme hors-d’œuvre les dépenses de l’Assemblée passées au crible. Maintenant que la Lfr est sur la table de Koromack, il va bien falloir s’y pencher, sous l’œil vigilant du Fmi. Mais quand ? Auparavant, n’en doutons pas, Guy Marius et ses collègues auront soumis à Serigne Ngoundou pour avis obligatoire leur proposition de modification de la Lolf, puis attendront l’onction ou le veto des 7 Sages. Pour dire que sans transparence acceptée par l’exécutif sur les crédits spéciaux, la Lfr, qui ne sera pas un cadeau pour les populations, risque de ne pas prospérer. Voilà un échange de bons procédés auquel devront se plier les deux institutions pour le bien de tous. Attendons donc de voir.
Waa Ji