FRAGILISATION DE LA COHÉSION NATIONALE, LA STABILITÉ SOCIALE ET LA CRÉDIBILITÉ DE L’ÉTAT DE DROIT : La Confédération des syndicats autonomes du Sénégal demande à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités




 
Dans un contexte économique et social déjà marqué par de fortes tensions consécutives aux licenciements dans plusieurs structures étatiques, une crise universitaire provoquant la mort d’un étudiant s’est ajoutée au tableau. La sordide affaire de mœurs avec transmission volontaire de Vih vient encore secouer l’actualité sénégalaise. La Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa) parle de « dérives graves qui fragilisent la  cohésion nationale, la stabilité sociale et la crédibilité de l’État de droit », et met l’Etat face à ses responsabilités.
 
Quand il s’agit de garantir l’Etat de la justice, la sécurité juridique et la paix sociale, la responsabilité de l’État est plus que jamais engagée. C’est la conviction des syndicalistes réunis autour de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa). Mieux, cette derniere estime que la « stabilité ne peut être durable si elle repose sur l’arbitraire, l’improvisation ou la restriction des libertés ».
C’est pourquoi la Csa dit condamner « avec fermeté les licenciements opérés sur la base de considérations politiques infondées, en violation du Code du travail et des principes fondamentaux de liberté d’opinion et de sécurité juridique ».
Pour ces syndicalistes, ces pratiques constituent une rupture manifeste du Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable et compromettent la confiance indispensable au dialogue social.
La Csa exige donc la révision immédiate des décisions contestées, la réintégration des travailleurs dont les droits ont été violés ainsi que l’ouverture d’un audit indépendant pour établir toutes les responsabilités.
Sur la crise universitaire, la  Csa se dit indignée par le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Bâ à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). « Ce drame n’est pas un fait isolé. Il révèle une crise structurelle persistante marquée par les retards chroniques dans le paiement des bourses, la précarité sociale croissante des étudiants, la surpopulation des campus, le déficit d’infrastructures pédagogiques et l’absence d’un cadre permanent de dialogue », déclarent les syndicalistes qui pointent du doigt la gestion sécuritaire répétée des tensions universitaires qui ne fait qu’aggraver la défiance et installer un climat de confrontation.
La Csa exige à cet effet  qu’une enquête indépendante et transparente fasse toute la lumière sur les circonstances du drame et situe clairement les responsabilités.
 
 
Nd. Kh. D. F
 
 
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