Les ressources globales mobilisées à fin juin 2026 sont évaluées à 2617,8 milliards, soit une augmentation de 17,9% en glissement annuel. Concernant les dépenses publiques, elles ont progressé de 0,9% pour s'établir à 2875,8 milliards. Ainsi, le solde budgétaire est ressorti en déficit de 258,1 milliards à fin juin 2026, contre un déficit de 630,4 milliards un an auparavant.
Il ressort de la Note de conjoncture du deuxième trimestre 2026 de la Dpee que la gestion budgétaire est caractérisée par un accroissement des ressources budgétaires associé à une légère hausse des dépenses publiques. En effet, les ressources budgétaires sont estimées à 2617,8 milliards à fin juin 2026, contre 2220,4 milliards un an plus tôt et sont constituées de 2583,4 milliards de recettes budgétaires et de 34,4 milliards de dons. Les recettes issues du Pres se chiffrent à 152,5 milliards. En glissement annuel, les ressources se sont accrues de 397,4 milliards (+17,9%), à la faveur de l'évolution du recouvrement des recettes fiscales (+370,8 milliards). En effet, les recettes fiscales, évaluées à 2479,0 milliards, ont bénéficié de la performance de « l'impôt sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital », des taxes sur les biens et services, ainsi que de l'impôt sur le commerce extérieur, en hausse respectivement de 225,4 milliards, 62,1 milliards et 30,8 milliards, pour se situer, dans l'ordre, à 1111,3 milliards, 952,8 milliards et 273,9 milliards à fin juin 2026. En revanche, le Fsipp a baissé de 14,8 milliards (-25,4%) pour s'établir à 43,4 milliards. Concernant l'impôt sur « le revenu, les bénéfices et les gains en capital », la performance s'explique essentiellement par la bonne tenue de l'impôt sur les sociétés (+21,0%), avec un paiement cumulé de 625,5 milliards à fin juin 2026, contre 517,0 milliards un an auparavant. Par ailleurs, le dynamisme des taxes sur les biens et services est attribuable essentiellement à la Tva intérieure hors pétrole, qui s'est accrue de 56,3 milliards (+24,5%) à fin juin 2026.
Les recettes non fiscales augmentent de 12,3%
S'agissant de la bonne tenue des recettes douanières, elle s'explique par la progression des impôts sur le commerce international de 12,7% (+30,8 milliards) et de la Tva à l'importation de 1,5% (+5,0 milliards). Cette faible progression de la Tva à l'importation serait imputable à la baisse de la valeur en douane (-9,6%) et du poids (-2,1%) des mises à la consommation taxables à fin juin 2026 par rapport à juin 2025. En revanche, la situation est atténuée par la hausse, en glissement annuel, des liquidations de 11,0%, au deuxième trimestre 2026. Quant aux recettes non fiscales, elles sont évaluées à 104,4 milliards, en progression de 12,3%, sur un an. Cette évolution est attribuable essentiellement à la hausse, en glissement annuel, des revenus du domaine (+15,4 milliards) et des recettes issues de la part de l'État sur les hydrocarbures (+11,2 milliards) pour se situer, respectivement, à 23,2 milliards et 37,6 milliards. En revanche, les dividendes, estimés à 15,7 milliards, sont en repli de 9,0 milliards au deuxième trimestre 2026, comparativement au deuxième trimestre 2025.
Les dépenses publiques en hausse de 25,1 milliards
Les dépenses publiques ont été exécutées à hauteur de 2875,8 milliards au deuxième trimestre 2026, contre 2850,8 milliards un an auparavant, soit une hausse de 25,1 milliards (+0,9%). Cette orientation des dépenses publiques traduit la progression de celles d'investissement de 85,9 milliards (+14,8%), sous l'impulsion de la composante financée sur ressources internes, qui a augmenté de 205,3 milliards (+110,2%). Les charges d'intérêt de la dette et la rémunération des salariés ont également connu des relèvements respectifs de 79,3 milliards (+14,6%) et 41,3 milliards (+5,8%), pour atteindre, dans l'ordre, 621,2 milliards et 750,4 milliards en juin 2026. Toutefois, cette situation est atténuée par le repli, en glissement annuel, des transferts et subventions ainsi que des investissements financés sur ressources externes, qui ont baissé respectivement de 188,9 milliards (-22,3%) et 118,9 milliards (-30,2%), pour se situer à 659,4 milliards et 275,0 milliards à fin juin 2026.
M. CISS