FINANCES PUBLIQUES : 3595,5 milliards de recettes fiscales mobilisées à fin novembre 2025




 
 
 
 
 
Il ressort du Point mensuel de conjoncture du mois de novembre de la Dpee que les ressources globales, provisoirement estimées à 3961,0 milliards sur les 11 premiers mois de l’année 2025, soit une hausse de 10,1%, en glissement annuel, portée, notamment, par la progression des recettes fiscales. Quant aux dépenses publiques, elles ont baissé de 11,2% pour se situer à 5225,5 milliards.
 
 
 
 
 
Au terme des onze premiers mois de l'année 2025, la gestion budgétaire a été marquée par une amélioration soutenue de la mobilisation des ressources, conjuguée à une nette contraction des dépenses. Concernant les ressources (3961,0 milliards), elles se composent de 3595,5 milliards de recettes fiscales, 284,8 milliards de recettes non fiscales et 80,6 milliards de dons. Les recettes fiscales ont progressé de 267,7 milliards (+8,0%) comparativement à fin novembre 2024, sous l'impulsion de la hausse des recouvrements de l'impôt sur les revenus, la taxe sur les biens et services intérieurs, la Tva à l'importation et l'impôt sur les sociétés qui ont augmenté, respectivement, de 62,6 milliards (+10,8%), 54,8 milliards (+13,5%), 51,2 milliards (+8,4%) et 42,6 milliards (+7,4%) pour atteindre des montants, dans l'ordre, de 640,8 milliards, 459,7 milliards, 662,4 milliards 619,2 milliards. En revanche, les droits de douane pétrole, le Cosec et les droits d'enregistrement se sont contractés, respectivement, de 7,4 milliards (-13,7%), 7,1 milliards (-27,8%) et 3,6 milliards (-3,8%) à fin novembre 2025.
 
Les dépenses baissent de 657,3 milliards en rythme annuel
 
S'agissant des dépenses publiques, elles ont été exécutées à hauteur de 5225,5 milliards à novembre 2025 contre un montant de 5882,8 milliards un an auparavant, soit une baisse de 657,3 milliards (-11,2%). Ce repli des dépenses s'explique, principalement, par la baisse des dépenses d'investissement et des transferts et subventions qui se sont repliés, respectivement, de 747,4 milliards (-36,5%) et 85,6 milliards (-5,8%) pour atteindre 1302,9 milliards et 1402,8 milliards à fin novembre 2025. Toutefois, les charges d'intérêt sur la dette, la masse salariale et la consommation des biens et services ont augmenté, respectivement, de 136,5 milliards (+18,9%), 30,9 milliards (+2,4%) et 8,5 milliards (+2,7%), par rapport à novembre 2024, pour s'établir à 857,2 milliards, 1 340,4 milliards et 322,4 milliards.
 
M. CISS
 
 
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