À quelques semaines des premiers Jeux olympiques de la jeunesse, organisés en Afrique, le Dakar Sport Summit veut déjà penser l’après-Dakar 2026. Pour sa troisième édition, prévue les 27 et 28 octobre à l’Ucad, le rendez-vous mettra l’économie du sport, la formation et l’emploi au cœur des débats.
Le Sénégal s’apprête à vivre un moment historique avec Dakar 2026. Mais au-delà des compétitions et des médailles, une question s’impose déjà : que restera-t-il des Jeux une fois les projecteurs éteints ?
C’est précisément sur cet enjeu que veut se positionner la troisième édition du Dakar Sport Summit. Son ambition est claire : faire du sport une véritable activité économique et non plus seulement un domaine associé à la compétition et au divertissement.
« Il est temps que l’Afrique et le Sénégal voient le sport comme une activité économique à part entière, une activité qui emploie des gens et qui participe à l’économie du pays », souligne Malick Diouf, initiateur et organisateur du Summit.
Changer de vision
Pour les organisateurs, le développement de cette économie passe d’abord par une meilleure structuration du secteur et par une véritable politique publique du sport.
« Le premier pas, c’est vraiment d’avoir une politique publique du sport », insiste-t-il.
Dans cette perspective, Dakar 2026 constitue une formidable opportunité. Premier événement olympique organisé sur le continent africain, les Jeux doivent également servir de catalyseur pour développer les compétences, les métiers et les entreprises liés au sport.
Les métiers du sport au premier plan
La grande nouveauté de cette troisième édition sera la Semaine des métiers du sport.
Job datings, rencontres entre étudiants et universités et présentation des formations seront au programme. L’objectif est de montrer aux jeunes que le sport offre bien plus de débouchés que les seuls métiers d’athlète ou d’entraîneur.
« Ça nous permet de montrer aux jeunes qu’il y a des formations qui peuvent mener à des métiers dans le sport et que tout le monde peut rêver de travailler dans le sport », explique l’initiateur du Summit.
Le programme sera également marqué par un Hackathon Sport-Tech, prévu le 26 octobre, avant les deux journées principales du Summit.
Faire vibrer tout le Sénégal
Le Dakar Sport Summit veut aussi contribuer à l’appropriation populaire des JOJ avec la campagne « Je suis Sénégalais, je soutiens les Jeux ».
Le constat de Malick Diouf est sans détour : « Les Sénégalais ne se sont pas encore appropriés les Jeux alors que ce sont les Jeux de tous les Sénégalais. »
L’idée est d’inciter personnalités, responsables publics, acteurs politiques et célébrités à acheter des billets pour les offrir aux jeunes de leurs localités.
Matam, Ziguinchor, Tambacounda, Kédougou et toutes les autres régions doivent pouvoir prendre part à cette fête olympique. « Qu’on ne fasse pas des Jeux dans des stades vides », plaide-t-il.
Penser déjà au lendemain
Avec ses panels, ses activités sportives, sa Semaine des métiers et son Hackathon Sport-Tech, le Dakar Sport Summit veut ainsi accompagner la dynamique de Dakar 2026 tout en préparant son héritage.
Car le véritable enjeu commence peut-être après les Jeux : transformer l’exposition internationale de Dakar 2026 en emplois, en compétences, en investissements et en opportunités pour la jeunesse.
Le message du Summit tient finalement en une idée forte : le Sénégal ne doit pas seulement accueillir les Jeux. Il doit aussi savoir capitaliser sur ce qu’ils peuvent laisser derrière eux.