FACE AUX RUMEURS ET AU DEFI ERLING HAALAND : Mory Diaw prône l’« Union sacrée » avant d'affronter la Norvège




 
Présent en conférence de presse de veille de match aux côtés du sélectionneur national à New York, le gardien des Lions de la Teranga, Mory Diaw, a fait preuve d'une grande sérénité. Entre la gestion des coulisses et le plan tactique pour contrer la menace Erling Haaland, le portier sénégalais a balayé les polémiques pour recentrer les débats sur le rectangle vert.
 
À 24 heures d'une confrontation cruciale face à la Norvège pour le compte de la deuxième journée des phases de poules du Mondial 2026, l'atmosphère de la tanière sénégalaise s'est invitée devant les médias internationaux. Après une entrée en matière manquée contre la France, les Lions n'ont plus le droit à l'erreur. Venu s'exprimer devant la presse, Mory Diaw a immédiatement affiché l'état d'esprit conquérant d'un groupe déterminé à redresser la barre et à honorer le statut de champion d'Afrique en titre.
 
« Haaland tout seul face à nous tous, il ne peut rien faire »
 
Le principal sujet d'interrogation des observateurs résidait inévitablement dans la gestion du phénomène norvégien, Erling Haaland. Face à l'un des attaquants les plus prolifiques de la planète football, Diaw a balayé l'idée d'une focalisation excessive ou d'une quelconque crainte individuelle. Pour le gardien de but, la réponse sera collective ou ne sera pas.
« Comme le coach l'a bien dit, il y a Haaland, mais lui tout seul face à nous tous, il ne peut rien faire. Il a besoin de ses coéquipiers. Donc ce n'est pas un plan anti-Haaland ou quoi que ce soit. C'est à nous de bien préparer le match contre une équipe de Norvège qui va venir avec ses armes, et il en fait partie. »
Le portier sénégalais a rappelé l'objectif limpide de la sélection : remporter la partie en s'appuyant sur les certitudes tactiques acquises lors des séances de visionnage. « On a analysé leur manière de jouer et on répondra présent pour le match », a-t-il martelé avec assurance.
 
Les rumeurs de vestiaire balayées d'un revers de main
 
Interrogé par un journaliste norvégien sur de supposées tensions au sein de la tanière concernant l'intendance — notamment des plaintes relatives aux primes, à la qualité de l'hôtel ou de la nourriture —, Mory Diaw a éteint l'incendie médiatique naissant avec une maturité remarquable. Refusant de laisser les éléments extérieurs perturber la concentration de l'équipe, il a renvoyé les débats à la stricte confidentialité du vestiaire.
« Tout ça, c'est des problèmes qui sont réglés en interne. Je pense qu'ici, vous n'avez pas besoin d'être au courant de ce qu'on se dit en interne. Ça veut dire qu'on a un groupe de joueurs professionnels qui savons faire la part des choses. On est là pour représenter notre pays. Et toutes les histoires de problèmes ou de polémiques, il n'y aura rien qui va nous faire perdre la tête par rapport à notre objectif. »
Relancé par ailleurs sur sa présence en conférence de presse, souvent synonyme de titularisation pour le lendemain, le gardien est resté pragmatique, rappelant qu'un système de rotation démocratique prévalait pour l'exercice médiatique : « Le fait que je sois là, ça ne veut pas dire que c'est moi qui vais commencer demain. Aujourd'hui, c'est tombé sur moi, voilà tout. »
 
L'appel à l'union sacrée
 
À l'heure où le Sénégal joue une partie de son avenir dans cette Coupe du monde, le maître-mot partagé par l'ensemble des joueurs reste la cohésion et la solidarité nationale. Mory Diaw a tenu à clore ses interventions en rappelant l'historique de fraternité qui cimente cette génération dorée, qu'importe les tempêtes ou les bruits de couloirs.
« Le mot d'ordre de l'équipe, il est à l'Union sacrée comme à l'accoutumée. Que ce soit pendant la précédente compétition qui était la Can ou même avant, dans les campagnes de qualification, on a toujours été tous ensemble. Et ce n'est pas aujourd'hui, parce que le nom de la sélection sort dans les médias, que ça va changer. On a toujours été tous ensemble et on le sera toujours. »
C'est donc un Sénégal uni, imperméable aux critiques et focalisé sur sa mission qui s'apprête à défier la Norvège sur la pelouse du New Jersey. Les Lions savent qu'ils devront livrer un combat de tous les instants pour faire vibrer le peuple sénégalais et entretenir le rêve mondial.
 
 
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