Epouvantail




Les élections territoriales et municipales, attendues début 2027, sont comme un épouvantail pour la classe politique, particulièrement et paradoxalement ceux dont les mandats viennent à terme. Un vent de report souffle sur le scrutin, même si les partis au pouvoir (ils sont désormais deux) bandent les muscles et disent à la cantonade qu’ils vont l’emporter haut la main. Or, donc, Serigne Ngoundou, dont le parti apparait comme en développement rapide, a la main concernant la convocation du corps électoral et la fixation de la date de l’élection. A quelques jours du deadline, l’on subodore de sa part une envie de report, puisque Kiiraay projette une vente imminente de cartes, après avoir renvoyé à après l’hivernage son congrès constitutif. Ceux qui sont en plein dans la vente de leurs cartes et qui piaffent d’impatience d’en découdre, ce sont Panos et ses ouailles. Pour eux, les mobilisations qu’ils ont déroulées ces derniers temps ont douché les ardeurs de tous leurs adversaires, et s’ils n’ont pas gagné les élections, c’est seulement parce qu’elles ne sont pas organisées. Alors, le défi lancé à Prési et son gouvernement, et que partagent, pour une fois, l’opposition, Pastef et la société civile, c’est bien de fixer la date des locales.
 
LES ECHOS

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