Elle risque 10 ans de réclusion criminelle pour infanticide : Momy Sarr accouche d’un bébé de sexe masculin, le tue et enroule le cadavre dans un sachet qu’elle dissimule sous le lit




 
Momy Sarr, après avoir été engrossée, a tué son nouveau-né de sexe masculin avant de cacher le cadavre sous le lit. Accusée d'infanticide, cette divorcée risque 10 ans de réclusion criminelle devant la chambre criminelle de Dakar où elle a comparu hier, mardi, 4 juin.
 
 
 
Divorcée et prise en charge par sa tante qui l'a employée comme domestique, le calvaire de Momy Sarr est loin d'être fini malgré les 5 années qu'elle a passé en détention préventive. Car, cette accusée risque 10 ans de réclusion devant la chambre criminelle de Dakar à la suite des réquisitions du procureur. Âgée de 30 ans, Momy Sarr a été engrossée et n'arrivait pas à identifier le père de son enfant. Honteuse, elle cache sa grossesse à sa tante et aux autres membres de sa famille. Arrivée au terme de sa grossesse, elle accouche en cachette dans les toilettes et tue son nouveau-né de sexe masculin qu'elle a enroulé dans un sachet plastique.
Et pour effacer toute trace de son crime, elle a dissimulé le cadavre sous le lit. Malheureusement, après la délivrance, elle a été admise aux soins, car elle se plaignait de maux de ventre. C'est au cours de cette prise en charge que le médecin a constaté qu'elle venait fraîchement d'accoucher. Lorsqu'ils ont été avisés, les enquêteurs ont retrouvé le bébé sous le lit. Arrêtée, elle sera placée sous mandat de dépôt le 6 août 2019 pour des faits d'infanticide. 5 ans après, elle a été jugée hier mardi devant la chambre criminelle de Dakar. Elle réfute avoir tué son nourrisson. Elle dit avoir accouché d'un mort-né. Mais le rapport du médecin a attesté que son bébé était vivant après l'accouchement. En plus de ça, l'homme de l'art a conclu à une absence de lésion externe sur le corps de ce nourrisson qui pesait 3 kg à la naissance.
 
Momy Sarr avoue
 
Face à cette évidence, Momy Sarr est revenue sur ses déclarations et finit par avouer. "après l'accouchement, j'avais déposé l'enfant sous mon lit après l'avoir introduit dans un sachet. J'étais en position assise au moment de l'accouchement. J'avoue que j'ai fait une erreur en le mettant dans un sachet en plastique", raconte-t-elle. Le procureur est pour sa part convaincu que la dissimulation de la grossesse et de la naissance prouve l'intention criminelle de la part de l'accusée.
Le maître des poursuites a par ailleurs soutenu que son comportement à l'audience ne démontre pas un certain amendement, ce qui fait qu'elle ne mérite pas de circonstances atténuantes. Au regard de ça, il a requis 10 ans de réclusion criminelle contre elle. Cette peine requise par le parquet est excessive, selon l'avocat de la défense, Me Ndiack Ba. L'acte qu'elle a posé est d'après la robe noire répréhensible, mais cela ne signifie pas qu'elle est mauvaise. Le conseiller a insisté sur le fait que ce sont les pesanteurs sociales qui sont à l'origine de son acte. Les robes noires ont au terme de leurs plaidoiries demandé une application bienveillante de la loi. Au final, Momy Sarr sera édifiée sur son sort le 20 juin prochain.
 
Fatou D. DIONE
 
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