Effet placebo




Un train peut en cacher un autre, tel est l’avertissement dans le gares. Mais dans le landernau politico-judiciaire sunugaalien, c’est plutôt une affaire de viol qui peut en cacher une autre ou encore une affaire de diffamation qui en occulte une autre. Si Sitor Ndour, dont les partisans ont toujours demandé pour lui le même traitement que celui réservé à l’OS, sera devant la chambre criminelle le 1er mars, le patriote en chef des patriotes, qui compte aller en cassation contre l’ordonnance de renvoi, ne devrait pas lui aussi couper à la comparution. Condamnera-t-on le premier pour faire avaler le passage à la guillotine du second ? Attendons de voir. Ce qui est tout vu, c’est bien la confirmation de la condamnation pour diffamation de Madiambal face à Teliko. Et même si le journaliste s’est pourvu en cassation, son lapsus entre Union Africaine et Union Européenne ressemble fort à celui de l’OS entre Ige et Igf, dans l’affaire qui l’oppose à Mbaye Prodac. Pour dire que la jurisprudence se construit à dessein à partir d’effet placebo afin de justifier des décisions à relents politiques. Sauf que les conséquences de ces dernières peuvent être funestes sur la stabilité et la paix sociale.
Waa Ji
 
LES ECHOS

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