EXAMEN DES PROJETS DE LOI SUR LE CODE DU TRAVAIL ET CODE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE : Le Fsdt dénonce le manque de concertation et annonce une grève générale de 24h, le 10 juillet 2026




 
Le front social va encore connaître des tensions. L’avertissement a été donné hier par la conférence des secrétaires généraux des différents syndicats qui composent le Front syndical pour la défense des travailleurs (Fsdt). Ces derniers ne comptent pas en effet laisser passer l’examen des projets de lois portant Code du travail et Code de la sécurité sociale par la commission des lois de l’Assemblée nationale, sans conséquence. En réponse à cet acte du gouvernement, les syndicalistes ont décidé de décréter une grève générale le 10 juillet prochain, sur toute l’étendue du territoire national, pendant 24 heures.
 
 
Sans organiser une relecture consensuelle des versions définitives avec les partenaires sociaux, le gouvernement a décidé de faire passer en commission des lois de l’Assemblée nationale, les projets de loi portant Code du travail et Code de la sécurité sociale. Une décision que les secrétaires généraux des organisations syndicales membres du Front syndical pour la défense du travail (Fsdt) dénoncent avec la plus grande fermeté. Pour eux, «cette démarche unilatérale constitue une remise en cause grave du dialogue social, un manquement aux principes de concertation qui fondent les relations professionnelles dans notre pays et une violation manifeste de l’esprit ainsi que des engagements contenus dans le Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable».
Face à cette situation préoccupante, souligne le communiqué, le Front syndical pour la défense du travail (Fsdt) décide de mettre en œuvre son plan d’action en décrétant une grève générale nationale de vingt-quatre (24) heures le vendredi 10 juillet 2026, de 00heures à 24 heures, dans l’ensemble des secteurs publics et privés du pays.
Le Fsdt exige par ailleurs la suspension immédiate de la procédure d’examen de ces projets de loi et l’ouverture «sans délai d’une concertation tripartite sincère, transparente et inclusive avant toute adoption par l’Assemblée nationale».
Les syndicalistes rappellent au Gouvernement la nécessité de respecter intégralement les engagements souscrits dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable.
Le Front syndical pour la défense du travail (Fsdt) dit alerter l’opinion des atteintes répétées au dialogue social ainsi que du non-respect des engagements librement consentis entre les partenaires sociaux.
Aussi, Mody Guiro et Cie tiennent le Gouvernement pour seul responsable de toute dégradation du climat social et des conséquences qui pourraient résulter de cette attitude de fermeture. Ils réaffirment leur attachement au dialogue social, mais assurent qu’ils useront de tous les moyens légaux pour défendre les droits des travailleurs, les libertés syndicales et les intérêts matériels et moraux du monde du travail.
 
 
Nd. Kh. D. F
 
 
LES ECHOS

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