ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : L’Anaq-Sup propose deux outils communs pour le suivi des évaluations




 
 
 
L’Autorité nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Anaq-Sup) veut renforcer le suivi des évaluations dans l’espace francophone. L’autorité sénégalaise a formulé, lors du Séminaire FrAQ-Sup 2026 tenu les 10 et 11 septembre à Paris, des propositions portant notamment sur le suivi des recommandations et la mesure de leur impact. 
 
 
 
Organisée au siège du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres), la rencontre était placée sous le thème « Évaluer, et après ? ». Elle a réuni plusieurs agences francophones d’assurance qualité et d’évaluation de l’enseignement supérieur, notamment celles de France, de Belgique, de Suisse, d’Andorre, du Maroc, de Tunisie et du Sénégal.
 
 
 
Le Sénégal était représenté par le Professeur Massamba Diouf, Secrétaire exécutif de l’Anaq-Sup et président du Réseau africain francophone des agences nationales d’assurance qualité (Rafanaq).
Au cours des travaux, les échanges ont porté sur « le suivi des recommandations issues des évaluations, leur appropriation par les établissements et les autorités de tutelle, ainsi que sur la mesure de l’impact des démarches d’assurance qualité », rapporte l’Anaq-Sup dans un communiqué.
L’autorité sénégalaise indique avoir partagé son expérience sur les mécanismes permettant de donner une suite aux recommandations formulées à l’issue des évaluations. L’objectif, selon le document, est de « transformer les recommandations d’évaluation en véritables leviers d’amélioration continue ».
 
 
 
Deux propositions sur la table
 
 
 
C’est dans ce cadre que l’Anaq-Sup a proposé la mise en place de deux outils communs au sein de l’espace francophone. Le premier est « un cadre de référence commun pour le suivi des recommandations issues des évaluations ». Le second porte sur « un cadre commun de mesure de l’impact des évaluations », détaille le communiqué.
Selon l’autorité, ces propositions doivent permettre de « favoriser le partage d’expériences, l’harmonisation des pratiques et une meilleure appréciation des effets concrets des démarches d’évaluation ».
La réflexion engagée lors du séminaire porte également sur l’évolution de la culture de l’assurance qualité. L’ANAQ-Sup estime que celle-ci peut évoluer vers « une approche davantage orientée vers la conscience et l’appropriation de la qualité », au bénéfice des établissements, des acteurs de l’enseignement supérieur et, plus largement, de la société.
Les participants ont par ailleurs échangé sur les stratégies de communication et de sensibilisation autour de l’assurance qualité. Les discussions ont notamment porté sur le recours aux médias traditionnels, aux réseaux sociaux et aux initiatives visant à rapprocher l’assurance qualité des différents publics.
 
 
 
Une coopération avec le Hcéres en vue
 
 
 
La rencontre de Paris a également permis d’évoquer de nouvelles perspectives de coopération entre les institutions participantes. L’Anaq-Sup indique notamment que des discussions ont porté sur la révision de la convention de coopération avec le Hcéres.
La signature de cette nouvelle convention est envisagée en novembre 2026 à Dakar, à l’occasion du colloque international de l’Anaq-Sup, précise le communiqué.
Des échanges ont également porté sur de potentielles collaborations avec la Commission des titres d’ingénieur (CTI) de France ainsi qu’avec des partenaires suisses
Pour l’Anaq-Sup, cette participation au Séminaire FrAQ-Sup 2026 s’inscrit dans une « dynamique de coopération internationale et de mutualisation des expertises en matière d’assurance qualité ».
L’autorité sénégalaise entend ainsi poursuivre son engagement en faveur d’une assurance qualité « dynamique, collaborative et orientée vers l’amélioration continue et l’impact », tout en renforçant la coopération du Sénégal dans l’espace francophone de l’assurance qualité.
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
 
 
LES ECHOS

Dans la même rubrique :