EN TOURNEE DANS LE NORD DU PAYS : Le cortège de Malick Gakou gazé à Richard-Toll




 
Le leader du Grand Parti a entrepris une tournée dans le Nord du pays depuis le 15 septembre. Une tournée bien mouvementée, puisque le cortège de Malick Gakou s’est heurté à plusieurs obstacles administratifs. Bloqués à plusieurs reprises sur la route, Malick Gakou et Cie ont aussi fait face à des interdictions de rassemblement. Mais il n’était pas au bout des surprises, Gakou et sa délégation ont été gazés hier par la police de Richard-Toll.
 
 
 
Le coup d’envoi de la course à la présidentielle n’a pas encore été donné, mais les candidats déclarés aiguisent leurs armes. C’est dans cette perspective que Malick Gakou, leader du Gand Parti, a engagé la partie Nord du pays pour une tournée de 10 jours. Mais il est en train de voir des vertes et des pas mûres. En effet, ils se font arrêter systématiquement par la police, quasiment à chaque étape. Mieux, le préfet de Linguère s’est fendu d’un arrêté signé le 15 septembre, jour de passage du cortège de Malick Gakou dans la région de Louga, pour interdire les «manifestations, rassemblements, attroupements et cortèges sur la voie publique».
Après cet épisode, Gakou et son équipe ont été aussi arrêtés au niveau de Matam. Selon son directeur de campagne, Ahmed Aidara, leur cortège subit l’acharnement des forces de l’ordre depuis son départ, alors qu’ils ne font rien de grave. «Notre droit de circulation est systématiquement bafoué. Soit on nous arrête pour immobiliser nos véhicules pendant des heures sous le chaud soleil, soit on nous somme de nous disperser partout où nous allons», a fait savoir Ahmed Aïdara, qui souligne qu’il n’est pas question de meeting, mais plutôt des visites de courtoisie aux responsables et des séances de présentation de condoléances à des militants qui ont perdu des proches. «On n’est pas fautif si la foule se forme autour du cortège pour saluer le président Malick Gakou», renchérit-il.
Hier, alors qu’ils étaient à Richard-Toll, la police a usé de grenades lacrymogènes sur le cortège. «La police a voulu intégrer notre file de voitures et nous avons refusé, parce que quand on veut encadrer un cortège, on est soit devant, derrière ou sur les côtés, mais pas dans le cortège. C’est pour cela qu’elle nous a gazés», a déclaré Ahmed Aidara, directeur de campagne de Malick Gakou.
Mais, selon un élément de la police, c’est parce que Gakou n’avait pas d’autorisation de tenir un meeting qu’ils les ont sommés de partir, mais ils n’ont pas coopéré. Et puisque le rassemblement qu’ils voulaient tenir n’était pas loin de la voie publique, la police a été obligée d’utiliser des grenades lacrymogènes pour disperser la foule.
 
Ndèye Khady DIOUF
 
 
 
 
 
 
LES ECHOS

Dans la même rubrique :