Devant les députés, avant-hier, Ousmane Sonko a été très critique et dur avec les organisations syndicales, qu’il accuse de toujours vouloir plus, malgré les efforts du gouvernement pour honorer ses engagements et le Pacte de stabilité sociale. Elimane Diouf, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa), a estimé que ce n’est pas la réponse qu’attendaient les travailleurs.
Entre Ousmane Sonko et les organisations syndicales, signataires du Pacte de stabilité sociale, l'on va inéluctablement vers un bras de fer. En cause ? La position radicale affichée par le chef du gouvernement, alors que tout le monde pensait qu'avec son passage devant les parlementaires, les travailleurs et autres secteurs allaient commencer à voir un début de solution par rapport aux problèmes.
Interpellé sur la position du chef de gouvernement, par rapport à ce qui ne devait être qu'une simple formalité de questions-réponses, Elimane Diouf, secrétaire général de la Csa, déclare que ce n'était pas "la réaction appropriée" qu'ils attendaient du chef du gouvernement, sur les mouvements de grèves et les nouvelles revendications. "Un Premier ministre est nommé pour apporter des solutions aux préoccupations des populations dont les travailleurs. Le pacte de stabilité signé découle d'une proposition de son gouvernement, malheureusement, une grande partie des engagements n‘est pas mise en œuvre pour la période 2025-2026. C'est en partie la source des différents mouvements de grève connus dans les secteurs de l'administration, la santé et l'éducation", a déclaré Elimane Diouf.
Avant d'ajouter : "le Pm était attendu dans l'anticipation, en faisant respecter les engagements du gouvernement ou, à défaut, convoquer le comité de suivi en exposant les difficultés. Mais pas dans ça".
Par ailleurs, sur les nouvelles revendications, Elimane Diouf dit : "tant que l'administration fonctionne et que les machines tournent, de nouvelles revendications naîtront. Les mécanismes de négociations collectives sont conçus pour résoudre ces préoccupations continues et c'est dans ces cadres que les parties exposent les difficultés et argumentaires, afin de trouver des accords réalisables et mis en œuvre suivant des échéanciers acceptés de tous. Le pacte de stabilité sociale sert à anticiper et à trouver des accords, mais ne peut empêcher de nouvelles revendications ou des grèves".
Fatou Diop