Plus de 49,5 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche pour élire les 81 députés qui les représenteront au Parlement européen ces cinq prochaines années. Et c’est la liste du Rassemblement national (RN), menée par Jordan Bardella, qui est arrivée largement en tête avec 32% des voix, devançant la majorité présidentielle (14,9%) et la liste Parti socialiste-Place publique (14,2%), selon l’estimation Ifop-Fiducial. Viennent ensuite, sous les 10%, La France insoumise (9,1%), Les Républicains de François-Xavier Bellamy (7%), la liste des Écologistes (5,4%) et celle de Reconquête (5,3%) conduite par Marion Maréchal. Toutes ces formations ayant dépassé les 5% des suffrages exprimés, elles devraient envoyer des députés européens à Strasbourg. Dans la foulée de la publication de ces premiers résultats, le Président français Emmanuel Macron a annoncé la dissolution de l’Assemblée.
Amenée par le très jeune Jordan Bardella (28 ans) l’extrême droite est arrivée largement en tête avec 32% des voix, devançant la majorité présidentielle (14,9%) et la liste Parti socialiste-Place publique (14,2%). Viennent ensuite, sous les 10%, La France insoumise (9,1%), Les Républicains de François-Xavier Bellamy (7%), la liste des Écologistes (5,4%) et celle de Reconquête (5,3%) conduite par Marion Maréchal. Toutes ces formations ayant dépassé les 5% des suffrages exprimés, elles devraient envoyer des députés européens à Strasbourg.
Dans la foulée de la publication de ces premiers résultats, le président de la République française Emmanuel Macron a annoncé la dissolution de l’Assemblée. « J’ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote », a annoncé le chef de l’Etat français. Dans la foulée, Stéphane Séjourné, secrétaire général du parti Renaissance, a annoncé que le camp macroniste « donnera l’investiture aux députés sortants, y compris d’opposition, faisant partie du champ républicain et souhaitant s’investir dans un projet clair pour le pays ».
Les réactions suite à l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président ne se sont pas fait attendre. Marine Le Pen, députée du Rassemblement national, salue « cette décision qui s'inscrit dans la logique des institutions de la Ve République ». « Nous sommes prêts à redresser le pays, prêt à défendre la France », a-t-elle ajouté. La dissolution de l'Assemblée nationale a été « exigée par Jordan Bardella » et « restera une tache sur le quinquennat d'Emmanuel Macron, une de plus », estime le chef de file de la liste PS-Place publique Raphaël Glusckmann sur TF1. « La majorité présidentielle et le président de la République lui-même se sont avérés complètement incapables - et la décision de ce soir vient encore de le montrer - de faire face à leur responsabilité historique », selon Raphaël Glucksmann pour lequel « ce jeu-là est extrêmement dangereux ».
Désormais une question légitime se pose : le Rassemblement national, parti d’extrême droite, sera-t-il la première force politique ? En effet, chaque scrutin réserve son lot de surprises qui déjouent parfois les projections des instituts de sondages. Pour cette élection, que la liste du Rassemblement national arrive en tête dimanche soir ne faisait guère de doute. Mais tout le suspense se tenait au score qu’il réalisera.
Hier soir, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place de la République à Paris pour manifester contre la large victoire aux européennes du Rassemblement national (RN), qui part en position de force aux législatives anticipées convoquées par Emmanuel Macron, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse. Arborant des drapeaux des jeunes écologistes, du syndicat étudiant Unef, du Parti socialiste, de La France insoumise ou encore aux couleurs de la Palestine, les manifestants ont commencé à investir la place autour du 22h30, après la décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale.
Alors qu’un groupe a grimpé, mégaphone à la main, sur l’emblématique statue, plusieurs personnes ont scandé, par exemple, le slogan antifasciste « siamo tutti antifascisti » (nous sommes tous antifascistes, en italien), ou encore « la jeunesse emmerde le Front national ». D’autres ont lancé des appels au « front populaire » face au parti d’extrême droite, qui a recueilli des scores record dimanche soir aux européennes (31,5% à 32% selon des estimations).
Sidy Djimby NDAO