Présidant la séance de dédicace du livre de son camarade patriote, Ibrahima Diallo, «Résistance», El Malick Ndiaye est largement revenu sur les différents aspects de la lutte qui les a menés au pouvoir. Le président de l’Assemblee nationale estime que bien qu’il ne soit plus de l’opposition, Pastef doit continuer la résistance sous une autre forme, parce que le pouvoir n’est pas une récompense, mais plutôt une charge sacrée.
Pendant que Pastef est assailli par les démons de la division, avec la dualité entre Sonko et Diomaye, El Malick Ndiaye appelle au renforcement des liens entre patriotes. A l’en croire, la victoire de Pastef n’est pas une victoire contre quelqu’un, mais une victoire pour le peuple sénégalais. «C’est Une victoire de la volonté populaire sur la résignation, de l’espérance sur la peur, de la vérité sur le mensonge», souligne-t-il.
Pour lui, la résistance ne s’achève guère avec l’accession au pouvoir, elle change juste de forme : «elle devient plus exigeante, plus complexe et plus implacable. Résister aujourd’hui, c’est gouverner avec intégrité, protéger les institutions, au lieu de les instrumentaliser, servir le peuple et rester constamment à son écoute. C’est aussi faire bloc, renforcer notre confiance mutuelle et refuser avec détermination toute tentative de division», fait savoir le secrétaire national à la communication de Pastef.
A en croire El Malick Ndiaye, le pouvoir n’est pas une récompense. «Il est une charge sacrée qui nous oblige à être plus justes, plus transparents et plus responsables que ceux que nous avons combattus, car l’histoire est sévère avec ceux qui oublient l’esprit et l’essence même de leur propre lutte».
Aux militants et sympathisants de Pastef, le président de l’Assemblée nationale demande de rester concentrés sur l’essentiel, «mesurés dans nos propos, disciplinés dans notre communication et confiants dans le leadership et la stratégie mis en œuvre».
«Nous avons l’obligation de réussir, quel que soit alpha»
Ce dernier fait noter qu’ils ne sont plus dans l’opposition et naturellement leur posture doit changer. «Nous sommes désormais aux responsabilités. Le temps que nous consacrions aux polémiques et aux provocations de nos adversaires doit maintenant être investi à magnifier le travail remarquable de notre gouvernement et à porter avec détermination l’ambitieux objectif d’un million de militants au sein de Pastef», dit-il avant d’enchaîner : «nous avons l’obligation de réussir, quel que soit alpha, peu importe la situation qui se présente à nous».
Selon le président de l’Assemblée nationale, si le Pastef réussit son défi, nous aurons un parti unique au Sénégal «sans aucune contrainte antidémocratique, nous pouvons réduire l’opposition à sa plus simple expression. Il est bien possible de cumuler les résultats du gouvernement avec la massification de notre parti pour atteindre nos objectifs», assure-t-il.
Nd. Kh. D. F