DURCISSEMENT DES LOIS RELATIFS AUX ACTES CONTRE-NATURE : Le Cudis félicite les autorités et demande le renforcement de l’éducation aux valeurs dans les programmes scolaires




 
L’affaire des homosexuels avec la transmission volontaire du Vih ne laisse personne indifférent, a plus forte raison le Cadre unitaire de l’islam au Senegal (Cudis). Ladite organisation, qui faisait face à la presse vendredi, dans le cadre du lancement officiel de leur nouveau projet dénommé « Projet Dahiras » à l’institut islamique, s’est prononcé sur la question pour saluer les mesures prises lors du dernier conseil des  ministres visant à durcir la loi contre les actes contre-nature. Le Cudis demande par la même occasion au gouvernement de revoir les programmes scolaires afin d’y intégrer davantage les valeurs nationales. 


Le conseil des ministres a adopté mercredi dernier le projet de loi modifiant la loi n•65-50 du 21 juillet 1965 portant Code pénal pour durcir les sanctions relatives aux actes contre-nature. Une mesure hautement appréciée par le Cadre unitaire de l’islam au Sénégal (Cudis) qui l’a fait savoir vendredi dernier lors de son point de presse tenu à l’Institut Islamique de Dakar (Grande Mosquée). « Le cadre tient d'abord à féliciter l'État du Sénégal pour la récente décision de porter à l'Assemblée nationale un projet de loi pour quand même renforcer le dispositif de l'arsenal juridique qui est censé protéger les Sénégalais contre ces fléaux, notamment en clarifiant davantage les types d'actes contre-nature, en renforçant les peines et en étendant même le périmètre de ces peines qui, maintenant, vont jusqu'à la promotion et l'activisme pour promouvoir ces valeurs », a déclaré Serigne Abdou Aziz Mbacké Majalis, président du Cudis. 
Ce dernier s’exprimait lors du lancement officiel d’un nouveau projet structurant de l’organisation qu’il dirige, dénommé « Projet Dahiras » qui vise ainsi à outiller et à former, sur une période de deux ans, plus de 20.000 Dahiras et associations religieuses à travers le Sénégal. 
Tout en encourageant les autorités à poursuivre dans cette dynamique, M. Mbacké a estimé que le dispositif légal constitue un élément décisif. L’organisation a par ailleurs réaffirmé son refus de toute « banalisation » ou « promotion organisée » de ces pratiques, soulignant son attachement aux valeurs religieuses et culturelles qu’il considère conformes à l’héritage du peuple sénégalais. 
Le Cudis appelle aussi au renforcement des politiques d’éducation spirituelle, morale, civique et culturelle. « Il est important d’inculquer à nos enfants et aux futures générations des repères et des visions qui puissent les prémunir contre certains comportements », a soutenu son président. 
Selon M. Mbacké, la lutte passe avant tout par l’éducation à la base, à travers trois principaux canaux : la famille, l’école et l’entreprise. Dans cette perspective, il inclut aussi les médias, qu’il considère comme des « environnements sécurisés au sein desquels on ne fait pas la promotion de ces comportements ».
Nd. Kh. D. F.
 
LES ECHOS

Dans la même rubrique :