DUALITE AU SOMMET DE L’ETAT, DIFFICILES CONDITIONS DE VIE DES SENEGALAIS : Imam Arabi Niass tacle le tandem, s’en prend à Sonko et leur demande de respecter les Sénégalais




 
Léona Niassène a célébré l’Aid el-Fitr comme la majorité des Sénégalais ce samedi. Une occasion saisi par Imam Arabi Niass pour solder ses comptes avec les nouvelles autorités, surtout Ousmane Sonko. L’Imam ne s’est pas retenu de dire au tandem tout ce qu’il pense d’eux en leur demandant de respecter les Sénégalais et d’arrêter le débat sur 2029.
 
Les nouvelles autorités ont entendu des vertes et des pas mûres ce samedi, à Léona Niassène. L’imam Arabi Niass s’en est violemment pris au tandem Diomaye et Sonko durant son prêche le jour de la Korité. «Ceux qui avaient déclaré une amitié sincère aux Sénégalais, au point de nous assurer qu’ils sont pareils, sont aujourd’hui la base de toutes les souffrances des Sénégalais. Il est tout simplement difficile de cerner les gens», a déclaré l’imam, avant d’assurer que les Sénégalais ne connaissent pas le Président Bassirou Diomaye Faye, ils l’ont choisi grâce à Ousmane Sonko ; donc c’est à ce dernier de le garantir. «Ils nous ont promis monts et merveilles, mais nous n’avons pas vu de résultats. Pire encore, il s’avère même que Sonko n’est pas Diomaye et Diomaye n’est pas Sonko», dit-il.
Selon l’érudit, la situation telle qu’elle se présente, c’est comme un enfant de huit ans qui offre une sucette à son jeune frère de trois ans et qui veut la récupérer dès qu’il s’est rendu compte qu’elle était très bonne. A l’en croire, Ousmane Sonko, qui avait désigné Bassirou Diomaye Faye,  n’avait pas mesuré l’ampleur des privilèges. Pour lui, ce gouvernement doit remercier les guides religieux. «Evoquer 2029 alors que vous n’avez même pas bouclé deux ans au pouvoir, c’est un manque de respect envers les Sénégalais. Il doivent savoir que nous sommes des cadres, beaucoup plus instruits qu’eux. Nous leur avons confié notre pays, le débat sur 2029 doit cesser», indique-t-il.
A en croire l’Imam, faire de la politique au Sénégal est souvent synonyme de mensonges. «‘’Je m’en occupe’’ est très différent de ‘’je m’en occuperai’’. Quand on dit ‘’je m’en occuperai’’, c’est parce qu’on ne s’occupe de rien du tout», fulmine-t-il.
 
Nd. Kh. D. F
 
 
LES ECHOS

Dans la même rubrique :