Au bord du gouffre, lanterne rouge de Ligue 1 et en quête d’un électrochoc, le FC Metz tente un coup aussi symbolique que risqué. Dix ans après son départ, Bouna Sarr revient là où tout a commencé. À 34 ans, libre depuis plusieurs mois et sans match officiel depuis novembre 2023, l’international sénégalais incarne l’espoir d’un maintien que les Grenats n’ont plus le droit de rater.
Dos au mur, lanterne rouge de Ligue 1 et en panne de solutions, le FC Metz joue une carte aussi sentimentale que risquée. Dix ans après son départ, Bouna Sarr revient à Saint-Symphorien pour tenter d’éteindre l’incendie. À 34 ans, sans compétition officielle depuis plus d’un an, l’international sénégalais incarne l’ultime pari d’un club qui refuse de sombrer. Bouna Sarr est officiellement de retour en Moselle.
Un retour attendu, mûrement réfléchi
Selon nos informations, l’ancien joueur du Bayern Munich s’est engagé samedi avec les Grenats jusqu’à la fin de la saison. Un contrat court, mais lourd de sens.
Libre depuis la fin de son aventure allemande en juin 2024, Sarr s’entraînait avec le groupe messin depuis l’automne. Trois mois après son premier galop avec les Grenats, le staff a été convaincu.
À 34 ans, le polyvalent international sénégalais (13 sélections) a rassuré sur son état physique. Mieux : sa détermination, son sérieux et sa bienveillance au sein du vestiaire ont marqué les esprits. Une intégration express est envisagée, avec une possible présence dès vendredi face à Lille (20h45).
Un pari risqué… mais assumé
Le pari est énorme. Bouna Sarr n’a plus disputé le moindre match officiel depuis novembre 2023. Ses quatre saisons au Bayern Munich ont été compliquées, marquées par les blessures et un temps de jeu famélique.
Mais à Metz, on ne cherche pas seulement un joueur. On cherche un leader, une voix, un symbole.
Formé au club, révélé à Saint-Symphorien avant de s’envoler pour l’Olympique de Marseille en 2015, le champion d’Afrique 2021 retrouve une Ligue 1 qu’il connaît parfaitement, dans un contexte d’urgence absolue.
Metz au bord de la rupture
Les chiffres sont cruels. Éliminé sèchement de la Coupe de France par Montpellier (4-0) dès les 16es de finale, dernier du championnat, le FC Metz s’enfonce. L’arrivée de Benoît Tavenot mi-janvier, en remplacement de Stéphane Le Mignan, n’a pas encore produit l’effet escompté. Le temps presse, et chaque point vaut de l’or.
Dans ce marasme, le retour de Bouna Sarr ressemble à un dernier levier émotionnel pour réveiller un groupe en perte de repères.
« Revenir à la maison »
Sur le site officiel du club, l’émotion est palpable. Bouna Sarr n’a jamais envisagé la retraite. Il voulait rejouer. Et il voulait que ce soit ici.
« Je suis très heureux de revenir à la maison, là où j’ai été formé et où j’ai effectué mes premiers pas en tant que professionnel. Je suis fier de revenir à Saint-Symphorien et j’ai hâte de retrouver les supporters. J’ai une seule envie : aller chercher ce maintien pour ce club qui mérite de se pérenniser en Ligue 1. Je compte tout faire pour atteindre cet objectif. »
À Metz, le cœur parle autant que les jambes. Reste à savoir si ce retour aux sources suffira à sauver un club en danger.
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