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DETOURNEMENT PRESUME DE 1,8 MILLIARD A L’AGENCE WILTORD DE LA CAISSE DE SECURITE SOCIALE : La Chambre d’accusation financière rejette la demande de liberté provisoire du caissier Mamadou Sow qui fait un recours en cassation




 
 
 
La Chambre d’accusation a prolongé, mercredi dernier, le séjour carcéral de Mamadou Sow. Alors que le caissier de de l’agence Wiltord de la Caisse de sécurité sociale espérait une liberté d’office en application de l’article 187 du code de procédure pénale dont il devrait bénéficier, la juridiction d’instruction de recours, qui a statué, 6 mois après avoir été saisi, sur une demande de mise en liberté provisoire, a rejeté sa requête. Loin d’abandonner, Mamadou Sow attaque la décision devant a Cour suprême.
 
 
 
C’est finalement devant la Cour suprême que la liberté provisoire de Mamadou Sow va se jouer. Examinant sa requête mercredi dernier, la Chambre d’accusation a opposé un niet catégorique en rejetant sa demande, prolongeant ainsi son séjour carcéral. Cependant, le caissier de l’agence Wiltord de la Caisse de sécurité sociale ne compte pas abandonner. Son conseil a fait une déclaration de pourvoi hier et saisit ainsi la Cour suprême. Il y a 6 mois et 2 jours, celui qui fut caissier à l’agence Wiltord de la Css, a saisi, via son avocat, la Chambre d’accusation financière d’une requête, pour demander une liberté d’office, en application de l’article 187 du Code de procédure pénale. Ledit article dispose, en matière de liberté provisoire, que la Chambre d’accusation, qui est saisie, a un mois pour statuer et que, passé ce délai, l’inculpé doit bénéficier d’une libération d’office. Or cela fait plus de 6 mois que la juridiction de recours a été saisie et elle n’a pas examiné le recours. Les proches de Mamadou Sow avaient même crié au scandale et dénoncé la violation de l’article 187 du CPP. Ils ont estimé que le caissier est retenu en détention de manière arbitraire et que ses droits n’ont pas été respectés.
Pour rappel, Mamadou Sow a été inculpé pour des faits de détournement de deniers publics portant sur 1,8 milliard de nos francs. L’affaire avait fait grand bruit et la Direction de la Caisse de sécurité sociale avait même fait une sortie pour expliquer que ces faits de détournement présumé ont causé des difficultés de paiement des prestations familiales. Pour ce qui le concerne, le caissier a réfuté les faits, jurant qu’il n’y a jamais eu de manquement sur sa caisse. Selon lui, il n’a reçu que des « gratifications » de la part de son supérieur et il ne pouvait deviner l’origine illicite de cet argent. Ses arguments n’ont manifestement pas convaincu le magistrat instructeur qui l’a inculpé avant de le placer sous mandat de dépôt. Le 12 mars dernier, le juge d’instruction du Pool judiciaire financier a rejeté la demande de mise en liberté provisoire ou de contrôle judiciaire ou de placement sous surveillance électronique qui a été déposée sur sa table. Désormais, cette requête sera examinée par la Chambre pénale de la Cour suprême.
 
 
 
Alassane DRAME
 
 
LES ECHOS

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