Déthié Faye est revenu sur le passage du Premier ministre à l’Assemblée nationale. Le président de la Cdr/fonk sa kaddu déplore que le monde rural soit laissé à lui-même, en ne sachant pas où vendre sa production arachidière. Pire, dénonce-t-il, les étudiants, malgré leurs conditions de vie déjà difficiles, voient leurs acquis remis en cause. Il évoque aussi les milliers de licenciements dans le monde du travail au moment où la jeunesse attendait une véritable politique de l'emploi. Ce, sans compter le manque d'eau dans le monde rural avec des pannes répétitives de forages. S'y ajoutent «les attaques contre la justice, l'urgence d'arrêter les règlements de comptes politiques que l'on a voulu faire passer pour des redditions de comptes. La transparence pour les différents scandales supposés. Mais également la réduction du train de vie de l'État».
Pour Déthié Faye, «les débats de personnes que certains affectionnent pour détourner l'opinion des questions essentielles discréditent leurs auteurs et l'institution qu'ils représentent. Il appartient aux députés de refuser ces débats de bas étage qui font l'affaire de ceux qui n'ont pas de réponses aux attentes des Sénégalais. Cheikh Anta Diop disait : "dëgg boo Ko boolé aki saaga dey wagni dolé ja" (la vérité s’érode quand elle est accompagnée d’insultes). Les discours violents révèlent la nature de leurs auteurs. Bientôt deux ans depuis l'élection du Président Bassirou Faye, il est temps de se mettre au travail».
Le patron de Fonk Sa Kaddu s'est aussi exprimé sur le sujet délicat de la criminalisation de l'homosexualité. Sur ce point précis, il rappelle à Ousmane Sonko sa parole quand il était dans l’opposition. «Pour la criminalisation de l'homosexualité, le message à Sonko serait : "fonk sa kaddu" comme le dit bien le nom de mon parti».
Pour les élections territoriales qui doivent se tenir en 2027, Déthié Faye déclare que les acteurs politiques n'ont aucune information. «La tradition de concertation pour la définition de règles consensuelles qui étaient respectée depuis le code consensuel de 1992 a été rompue», fustige-t-il.
Il en est de même des réformes annoncées qui seront soumises à l'Assemblée nationale dont les acteurs ignorent le contenu. «Le Président Bassirou Diomaye Faye ne doit pas accepter de faire moins bien que ses prédécesseurs. Il doit convier les forces politiques à des concertations sincères autour du Code électoral», indique-t-il.
MM