DESACCORDS PROFONDS AVEC LE NOUVEAU MESRI : Cinq Directeurs généraux claquent la porte




 
 
 
 
 
Cinq Directeurs généraux ont démissionné hier du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri). A l’origine, de profonds désaccords avec le nouveau ministre, Boubacar Kamara sur ses orientations des politiques publiques du secteur.
 
 
 
 
 
C’est une vague de démissions qui a été notée hier au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) dirigé par Boubacar Kamara. Cinq Directeurs généraux ont, en effet, claqué la porte du ministère suite à ce qu’ils qualifient de « désaccords profonds » avec l’actuel ministre sur la vision des politiques publiques. Il s’agit des professeurs Abdoul Aziz Diouf, Directeur général de l'Enseignement supérieur (Dges) ; de Babou Diène, Directeur de l'Enseignement supérieur public (DesPub) ; de Mame Penda Ba, Directrice du Financement des Établissements d'enseignement supérieur (Dgees) ; de El Hadji Omar Thiam, Directeur des Études et de la Coopération (Dec) et de El Hadji Samba Ndiaye, Directeur des Affaires académiques et juridiques (Daaj). Les démissionnaires contestent tous les orientations du Mesri, en l’occurrence, Boubacar Kamara ; concernant notamment le projet Espoir-Jeunes doté d'un montant de 123 milliards francs Cfa, qui est destiné à moderniser l'enseignement supérieur, à développer les Isep, à financer la recherche et la transformation numérique des universités.
En effet, ils accusent la tutelle de vouloir remettre en cause ce projet stratégique du ministère. Un autre point d’achoppement porte sur le programme «un étudiant, un ordinateur» doté d'un financement public de six milliards par an que les démissionnaires ont souhaité réformer pour le rendre plus transparent et conforme aux règles de la commande publique. Au cœur des désaccords figurent aussi des projets de décrets relatifs aux allocations d'études. A en croire les démissionnaires, les nouvelles orientations du nouveau Mesri compromettent les efforts de refondation de l'université sénégalaise, fondés sur les recommandations de l'Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Antesri) initié pour repenser le système universitaire et de recherche à l’horizon 2050, mais aussi sur plusieurs projets de réformes juridiques élaborés avant l'arrivée de l'actuel ministre. Néanmoins, suite à cette vague de départs, il est attendu la version du ministre de tutelle pour livrer sa part de vérité.
 
M.C
 
 
 
LES ECHOS

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