A fin décembre 2025, le déficit budgétaire est ressorti à 1387,5 milliards ou 6,44% du Pib, en deçà de la cible annuelle fixée dans la Lfr 2 de 2025 (1695,9 milliards ou 7,82% du Pib). Ce résultat s'inscrit dans un contexte de consolidation budgétaire, avec une mobilisation des recettes globalement au niveau des prévisions, conjuguée à une exécution des dépenses à un rythme moindre que prévu. En effet, les recettes du budget général ont été réalisées à hauteur de 98,8% de l'objectif annuel, portées par les recettes internes qui ont légèrement dépassé les prévisions (taux de recouvrement de 100,3%). Toutefois, cette tendance a été amoindrie par la sensible sous-réalisation des recettes externes qui n'ont été mobilisées qu'à hauteur de 60,2% de la cible annuelle. Pour leur part, les dépenses ont été globalement exécutées à hauteur de 93,9%. Ce niveau d'exécution global résulte de deux dynamiques contrastées. D'une part, les dépenses sur ressources internes affichent un taux de réalisation de 99,5%. Ce niveau de réalisation témoigne de la volonté du Gouvernement de mettre en œuvre pleinement les politiques publiques financées sur ressources propres et d'inscrire la gestion budgétaire dans une trajectoire de consolidation compatible avec les engagements de soutenabilité des finances publiques. D'autre part, les dépenses d'investissement financées par les prêts projets et les dons en capital n'ont été exécutées qu'à hauteur de 72,0%.
M.C
Les recettes du Pres ont généré à fin décembre 4,2 milliards
Les autres droits et taxes perçus au cordon douanier se sont chiffrés à 96,6 milliards, répartis comme suit : Pse (22,1 milliards, soit 121,8% des prévisions), Promad (54,3 milliards, soit 99,5%) et Cosec (20,2 milliards, soit 93,2%). Les droits d'enregistrement et de timbre mobilisés à hauteur de 108,5 milliards, soit un taux de recouvrement de 79,1% sur un objectif annuel de 137,3 milliards. Par rapport à 2024, les droits d'enregistrement et de timbre ont connu un recul de 5,9 milliards (-5,2%), sous l'effet conjugué du fléchissement des ventes d'immeubles (-23,9%) et des marchés administratifs (-18,6%). Les recettes issues du Fonds de Sécurisation des Importations de Produits pétroliers (Fsipp) ont été mobilisées pour un montant de 111,1 milliards, soit 180,2% de l'objectif annuel de 61,6 milliards. L'exercice 2025 a, par ailleurs, été marqué par l'amorce des premières mobilisations au titre des mesures du Plan de Redressement économique et social (Pres), pour un montant de 4,2 milliards. Ces recettes proviennent de quatre principales sources: taxe sur les revenus des opérateurs de jeux de hasard (1,64 milliard), prélèvement sur les gains de jeux (0,76 milliard), prélèvement sur les paiements par transfert d'argent (0,68 milliard) et taxe sur les transferts d'argent (1,16 milliard). En effet, la montée en puissance des mesures du Pres devrait s’opérer progressivement, avec une accélération attendue à partir de l'année 2026.
M.C
APUREMENT DES ARRIÉRÉS
Une enveloppe de 500,9 milliards dégagée en 2025
Dans le cadre de la gestion budgétaire de l'exercice 2025, l'État a consenti un effort important pour payer une part importante des arriérés, à travers une dotation globale de 500,9 milliards. Cette enveloppe a permis la régularisation d'une partie des engagements antérieurs, aussi bien au titre des financements extérieurs que des ressources internes, traduisant ainsi la volonté de l'État de renforcer la crédibilité budgétaire et de poursuivre l'assainissement des finances publiques. S'agissant des arriérés sur financements extérieurs, à fin décembre 2025, les paiements effectués se sont élevés à 260,5 milliards, dont 246,1 milliards au titre des prêts projets et 14,4 milliards au titre des dons. Concernant les arriérés sur ressources internes, les paiements se sont établis à 227,9 milliards, soit un taux d'exécution de 90,7% de l'enveloppe prévue de 251,4 milliards, laissant un reliquat de 23,5 milliards non encore réglé à fin décembre 2025. Les paiements effectués concernent les secteurs suivants : du secteur de l'Energie qui enregistre un niveau d'apurement qui est quasiment achevé, avec 145,6 milliards ordonnancés sur une enveloppe de 146,0 milliards, soit un taux d'exécution de 99,7%; du secteur des Btp qui enregistre un niveau d'exécution qui demeure partiel, avec 82,2 milliards payés sur 105,0 milliards, soit un taux de réalisation de 78,3%. Cette situation s'explique par l'incomplétude de certains dossiers de dépenses soumis au comité ad hoc de validation des dossiers d'arriérés.
M.C