DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE DU PREMIER MINISTRE : AND GUEUSSEUM MET LA PRESSION « Les travailleurs n’attendent plus des promesses, mais des actes »




 
À quelques jours de la Déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre, le mouvement And Gueusseum affiche un scepticisme assumé. Après des années de revendications restées sans issue, malgré la signature du décret portant intégration des techniciens supérieurs dans la hiérarchie A2, le collectif réclame l’apurement du passif social et appelle le Président Bassirou Diomaye Faye à arbitrer définitivement un conflit qu’il juge trop long.
 
Pendant que le parlement et l’exécutif s’affairent autour de la date pour la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre, And Gueusseum préfère prévenir le nouveau chef du gouvernement : il le jugera sur ses actes plutôt que sur ses annonces.
Le collectif, engagé depuis plusieurs années dans la défense des droits des travailleurs, estime n’avoir obtenu « aucune avancée significative » malgré la signature, sous le précédent gouvernement, du décret relatif à l’intégration des techniciens supérieurs dans la hiérarchie A2. Une mesure qualifiée de très attendue, mais dont les effets restent, selon lui, largement insuffisants.
Pour autant, And Gueusseum reconnaît que le nouveau Premier ministre arrive avec une connaissance approfondie des rouages de l’État. Ancien secrétaire général du gouvernement et pilote de l’Agenda Sénégal Horizon 2050, il connaît, selon le mouvement, les engagements déjà pris par l’État. Cette expérience nourrit une attente particulière autour de son discours de politique générale.
Le mouvement rappelle que ses revendications sont « claires et constantes ». Elles portent principalement sur l’apurement du passif social hérité, présenté comme le cœur du 14ᵉ Plan d’actions qu’il défend depuis plusieurs années.
À ses yeux, le temps des déclarations d’intention est désormais révolu. Les travailleurs attendent des décisions concrètes, des engagements fermes et une mise en œuvre effective des accords déjà conclus.
Constatant un climat de frustration grandissante chez les travailleurs et un conflit social qui perdure, And Gueusseum interpelle directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Le collectif lui demande d’user de son pouvoir d’arbitrage pour mettre un terme définitif à cette crise sociale.
Pour l’organisation, une sortie durable du conflit passe nécessairement par le respect des engagements pris et par un règlement effectif du passif social.
Tout en réaffirmant sa disponibilité au dialogue, And Gueusseum fixe désormais une ligne rouge : les travailleurs, affirme-t-il, n’attendent plus de nouvelles promesses, mais des actes « à la hauteur de leurs attentes légitimes ».
Nd. Kh. D. F
 
 
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