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DANS LES COULISSES DE LA PREMIÈRE FENÊTRE DE VIEIRA : 9 vols, 20.000 km, 30 heures et des hommes qui ont fait tenir la Tanière




 
Près de 30 heures de vol, plus de 20 000 kilomètres parcourus et neuf vols entre Dakar, Maputo, Addis-Abeba, Bahir Dar, Marseille et les différents clubs des internationaux. En quinze jours, la Tanière a vécu une véritable course d’endurance, entre décalages horaires, changements de climat, altitude et enchaînement des rencontres. Mais derrière les résultats et les performances des Lions, une autre bataille s’est jouée loin des projecteurs : celle du médical et de l’intendance. Deux secteurs stratégiques assurés par des Sénégalais, les équipes du Dr Babacar Ngom et du Major Sène, dont le travail discret a été essentiel pour permettre à la sélection de traverser cette expédition hors normes.
 
Le public regarde les matchs. Il juge les choix du sélectionneur, les performances des joueurs, les buts et les résultats. Mais une équipe nationale ne commence pas à exister au coup d’envoi. Elle fonctionne bien avant. Et dans une fenêtre Fifa aussi exigeante que celle traversée par les Lions, une grande partie du travail s’est effectuée loin des tribunes. 9 vols, plus de 20.000 kilomètres, près de 30 heures passées dans les airs, Dakar, Maputo, Addis-Abeba, Bahir Dar, Marseille, puis les différents clubs des joueurs. À cette succession de déplacements se sont ajoutés les changements de fuseaux horaires, les contraintes de récupération, les variations climatiques et le passage par l’altitude éthiopienne. Une véritable expédition, qui exigeait une organisation parfaitement maîtrisée.
Cette expédition a par ailleurs été compliquée par une modification du programme initial. Les Lions devaient débuter leur fenêtre Fifa à Dakar avant de disputer deux rencontres à l’extérieur, dont une officielle et une amicale. Finalement, Patrick Vieira a dû effectuer son baptême du feu loin de la capitale, avec la décision de ne pas utiliser le stade Léopold-Sédar-Senghor en raison de l’état de sa pelouse. Une décision qui continue de poser question, puisque le stade venait d’abriter au moins six rencontres internationales sans anicroche. D’où une interrogation légitime : les pelouses de Maputo et de Bahir Dar étaient-elles réellement meilleures ? Au-delà de la polémique sur les terrains, ce changement a surtout ajouté une contrainte supplémentaire à une fenêtre déjà particulièrement lourde sur le plan humain et matériel.
Le mérite de cette fenêtre ne revient évidemment pas uniquement aux équipes médicale et d’intendance.
Mais leur travail mérite d’être mis en lumière. Car derrière les images des Lions sur les pelouses de Maputo ou de Bahir Dar, il y avait aussi des Sénégalais qui travaillaient en permanence pour que le groupe puisse fonctionner. Le Dr Babacar Ngom et son équipe sur le volet médical. Le Major Sène et son équipe sur celui de l’intendance. Deux secteurs différents, deux responsabilités différentes, mais une même exigence : ne rien laisser au hasard. Il y a aussi derrière cette organisation Kader Mangane, en tant que team manager, qui a joué à la perfection le rôle d'éclaireur.
 
Kader Mangane : le premier sur place, le dernier à souffler
 
Avant même que les Lions ne posent le pied sur le terrain, une autre bataille était déjà engagée. Kader Mangane, Team Manager, a été au cœur de la préparation opérationnelle de cette expédition. Repérage de l’hôtel, préparation du site d’entraînement, coordination avec les différents interlocuteurs locaux, organisation de l’arrivée des joueurs par vagues à l’aéroport et anticipation des moindres détails : son travail commence bien avant le rassemblement et se poursuit jusqu’au départ du groupe.  Lorsqu’une sélection arrive dans un nouveau pays et trouve immédiatement ses repères, ce n’est pas le fruit du hasard. Quelqu’un est passé avant pour préparer le terrain. Dans cette fenêtre Fifa particulièrement exigeante, Mangane a ainsi constitué l’un des maillons essentiels entre la Fédération, les autorités locales, les infrastructures et la Tanière.
 
Dr Babacar Ngom : le nouveau bouclier médical des Lions
 
Dans une expédition aussi éprouvante, le médical constitue une pièce maîtresse de la performance. Sous la responsabilité du Dr Babacar Ngom, son équipe a assuré le suivi de l’état de santé des internationaux pendant ces quinze jours particulièrement denses, avec une attention permanente portée aux éventuels pépins physiques, aux soins, à la récupération et à la disponibilité des joueurs. Près de 30 heures de vol, plus de 20.000 kilomètres parcourus, les changements de fuseaux horaires, les variations climatiques et surtout le passage par l’altitude éthiopienne ont fortement sollicité les organismes. Dans ce contexte, le travail médical ne consiste pas seulement à intervenir lorsqu’un joueur est blessé : il s’agit aussi de surveiller, de prévenir, d’accompagner la récupération et de permettre au groupe d’enchaîner les rencontres dans les meilleures conditions possibles. Un travail discret, rarement visible du grand public, mais essentiel dans le football de haut niveau.
Malheureusement, il n'a pas pu rejoindre la Tanière à Marseille pour le dernier acte de cette fenêtre mais ces équipes ont fait le suivi notamment avec le cas Moussa Niakhaté qu’il avait déjà diagnostiqué.
 
Major Sène : l’intendance qui fait tourner la Tanière
 
À l’autre bout de cette mécanique, l’intendance, sous la responsabilité du Major Sène, avait la lourde mission d’assurer les conditions matérielles nécessaires au bon fonctionnement de la Tanière. Hébergement, restauration, équipements et effets nécessaires au séjour, besoins matériels du groupe et organisation pratique de la vie quotidienne : tout devait être anticipé et géré au fil des déplacements. Avec neuf vols, plusieurs destinations — Dakar, Maputo, Addis-Abeba, Bahir Dar, Marseille — et plus de 20.000 kilomètres cumulés, la tâche était loin d’être ordinaire. L’intendance devait suivre le groupe, absorber les contraintes du programme et veiller à ce que les joueurs et l’encadrement puissent se concentrer sur leur mission sportive sans être perturbés par les contingences matérielles. Le médical protégeait les hommes ; l’intendance faisait tourner leur environnement. Deux missions différentes, un même objectif : permettre à la Tanière de tenir la cadence.
 
 
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