La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) s’est exprimée sur la crise qui secoue l’école sénégalaise, marquée ces derniers jours par des grèves répétitives ainsi que des ponctions sur les salaires des enseignants grévistes.
A trois mois de la fin de l’année scolaire, le système éducatif sénégalais traverse toujours une crise avec des syndicalistes qui maintiennent leur mot d’ordre de grève. Une situation qui préoccupe la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep). Dans un communiqué, Cheikh Mbow et Cie pensent que cette crise exige des réponses à la fois urgentes et exceptionnelles. «L’outil de travail de l’enseignant est menacé ; les investissements des parents sur leurs enfants sont sérieusement compromis ; les enfants livrés à eux-mêmes sont exposés à de graves dangers avec de forts risques d’abandons ; le débat public est largement détourné vers des polémiques politiciennes», constate-t-elle.
«Plus de 150 heures de cours perdues, créant un déficit horaire énorme sur les apprentissages»
A travers cette grève, la Cosydep déclare également que «l’instrument essentiel de construction d’un capital humain pour un développement durable est perturbé ; l’espoir placé dans l’école comme ascenseur social est en train de vaciller». La situation actuelle, selon la Cosydep, est marquée par une paralysie profonde du système. «Plus de 150 heures de cours perdues, créant un déficit horaire énorme sur les apprentissages. Le boycott des évaluations et des cellules pédagogiques dégrade la qualité des performances scolaires et fragilise le suivi des apprentissages mais aussi la régulation pédagogique. Les menaces et autres intimidations radicalisent les positions et compromettent les efforts de recherche de solution», regrette la Cosydep.
«Les enfants de l’école publique paient le prix fort, creusant les inégalités face aux examens nationaux»
Pour Cheikh Mbow et Cie, les enfants de l’école publique paient le prix fort, creusant les inégalités face aux examens nationaux. «Le cycle “plan d’action contre ponctions de salaires” alimente une rancœur mutuelle et conduit à une impasse dangereuse», a-t-elle dit. «La situation est une alerte nationale qui exige des réponses urgentes et exceptionnelles. La prégnance de la crise scolaire, dans un contexte de turbulence globale, invite à sanctuariser l’école en la préservant des jeux d’acteurs politiques. Il devient impératif que les acteurs assument leurs responsabilités en sortant des postures égoïstes et radicales», ajoute la Cosydep.
«Le Premier Ministre est convié à conduire personnellement le dispositif de monitoring et de dialogue, en tant que garant du fonctionnement des services essentiels, au premier rang desquels l’éducation»
A en croire l’organisation, les réponses techniques fournies, avec la tenue de plusieurs comités sectoriels, ne semblent pas suffisantes pour adresser la complexité de la situation. «Il urge de les renforcer par des réponses politiques avec l’implication des plus hautes autorités de l’État. Le Premier Ministre est convié à conduire personnellement le dispositif de monitoring et de dialogue, en tant que garant du fonctionnement des services essentiels, au premier rang desquels l’éducation. Le Chef de l’Etat est sollicité à échanger directement avec la communauté éducative afin d’apaiser les tensions, de rassurer les acteurs et d’impulser une nouvelle dynamique», lit-on.
«Le Chef de l’Etat est sollicité à échanger directement avec la communauté éducative afin d’apaiser les tensions, de rassurer les acteurs et d’impulser une nouvelle dynamique»
La Cosydep précise également qu’un accord minimal et immédiat doit être acté pour recréer la confiance et garantir le retour au fonctionnement normal de l’institution scolaire (situation des non-fonctionnaires, lenteurs administratives, …). «Une résolution ferme doit être prise pour mettre à profit les grandes vacances en vue de renforcer le cadre de dialogue et de soutenir un dispositif inclusif de refondation de l’école permettant d’aborder collectivement les vraies questions à enjeux (effectivité du droit à l’éducation ; amélioration de l’environnement scolaire ; sécurité des enfants et jeunes ; résilience et modernisation du système ; pertinence des curricula, …)», a-t-elle plaidé.
«Le bras de fer permanent ne saurait être une réponse pragmatique et porteuse. L’avenir de l’école ne peut plus être pris en otage»
La Cosydep martèle que le bras de fer permanent ne saurait être une réponse pragmatique et porteuse. «L’avenir de l’école ne peut plus être pris en otage. Chaque jour de silence ou d’inaction supplémentaire fragilise l’avenir des enfants et hypothèque le développement durable de la Nation. Le temps est au courage réfléchi, à la responsabilité collective et à la mobilisation générale pour sauver l’école», conclut le document.
actusen
A trois mois de la fin de l’année scolaire, le système éducatif sénégalais traverse toujours une crise avec des syndicalistes qui maintiennent leur mot d’ordre de grève. Une situation qui préoccupe la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep). Dans un communiqué, Cheikh Mbow et Cie pensent que cette crise exige des réponses à la fois urgentes et exceptionnelles. «L’outil de travail de l’enseignant est menacé ; les investissements des parents sur leurs enfants sont sérieusement compromis ; les enfants livrés à eux-mêmes sont exposés à de graves dangers avec de forts risques d’abandons ; le débat public est largement détourné vers des polémiques politiciennes», constate-t-elle.
«Plus de 150 heures de cours perdues, créant un déficit horaire énorme sur les apprentissages»
A travers cette grève, la Cosydep déclare également que «l’instrument essentiel de construction d’un capital humain pour un développement durable est perturbé ; l’espoir placé dans l’école comme ascenseur social est en train de vaciller». La situation actuelle, selon la Cosydep, est marquée par une paralysie profonde du système. «Plus de 150 heures de cours perdues, créant un déficit horaire énorme sur les apprentissages. Le boycott des évaluations et des cellules pédagogiques dégrade la qualité des performances scolaires et fragilise le suivi des apprentissages mais aussi la régulation pédagogique. Les menaces et autres intimidations radicalisent les positions et compromettent les efforts de recherche de solution», regrette la Cosydep.
«Les enfants de l’école publique paient le prix fort, creusant les inégalités face aux examens nationaux»
Pour Cheikh Mbow et Cie, les enfants de l’école publique paient le prix fort, creusant les inégalités face aux examens nationaux. «Le cycle “plan d’action contre ponctions de salaires” alimente une rancœur mutuelle et conduit à une impasse dangereuse», a-t-elle dit. «La situation est une alerte nationale qui exige des réponses urgentes et exceptionnelles. La prégnance de la crise scolaire, dans un contexte de turbulence globale, invite à sanctuariser l’école en la préservant des jeux d’acteurs politiques. Il devient impératif que les acteurs assument leurs responsabilités en sortant des postures égoïstes et radicales», ajoute la Cosydep.
«Le Premier Ministre est convié à conduire personnellement le dispositif de monitoring et de dialogue, en tant que garant du fonctionnement des services essentiels, au premier rang desquels l’éducation»
A en croire l’organisation, les réponses techniques fournies, avec la tenue de plusieurs comités sectoriels, ne semblent pas suffisantes pour adresser la complexité de la situation. «Il urge de les renforcer par des réponses politiques avec l’implication des plus hautes autorités de l’État. Le Premier Ministre est convié à conduire personnellement le dispositif de monitoring et de dialogue, en tant que garant du fonctionnement des services essentiels, au premier rang desquels l’éducation. Le Chef de l’Etat est sollicité à échanger directement avec la communauté éducative afin d’apaiser les tensions, de rassurer les acteurs et d’impulser une nouvelle dynamique», lit-on.
«Le Chef de l’Etat est sollicité à échanger directement avec la communauté éducative afin d’apaiser les tensions, de rassurer les acteurs et d’impulser une nouvelle dynamique»
La Cosydep précise également qu’un accord minimal et immédiat doit être acté pour recréer la confiance et garantir le retour au fonctionnement normal de l’institution scolaire (situation des non-fonctionnaires, lenteurs administratives, …). «Une résolution ferme doit être prise pour mettre à profit les grandes vacances en vue de renforcer le cadre de dialogue et de soutenir un dispositif inclusif de refondation de l’école permettant d’aborder collectivement les vraies questions à enjeux (effectivité du droit à l’éducation ; amélioration de l’environnement scolaire ; sécurité des enfants et jeunes ; résilience et modernisation du système ; pertinence des curricula, …)», a-t-elle plaidé.
«Le bras de fer permanent ne saurait être une réponse pragmatique et porteuse. L’avenir de l’école ne peut plus être pris en otage»
La Cosydep martèle que le bras de fer permanent ne saurait être une réponse pragmatique et porteuse. «L’avenir de l’école ne peut plus être pris en otage. Chaque jour de silence ou d’inaction supplémentaire fragilise l’avenir des enfants et hypothèque le développement durable de la Nation. Le temps est au courage réfléchi, à la responsabilité collective et à la mobilisation générale pour sauver l’école», conclut le document.
actusen