Ça commence à faire long: un an jour pour jour sans réunion du Conseil supérieur de la magistrature



 
Ils doivent bien être fatigués d’attendre le Conseil supérieur de la magistrature. Oui, pour la petite histoire, aujourd’hui, jour pour jour, cela fait un an que les acteurs judiciaires sont dans l’attente de la tenue du Conseil supérieur de la magistrature. Certains magistrats attendent toujours leur premier poste d’affection depuis qu’ils sont sortis de l’école. C’est vrai qu’il y a un conseil en vue, mais personne ne sait la date. Alors que, dans les statuts, il faut deux conseils chaque année. Les organisateurs prétextent toujours que le calendrier du président de la République est chargé, mais…le calendrier d’un chef de l’Etat n’est jamais moins chargé. Au-delà des textes, ça pose également un autre débat : celui relatif à la présence même du président de la République dans le conseil.
 
 
Certains magistrats pensent qu’il doit laisser la tâche de convoquer au ministre de la Justice, beaucoup moins chargé que lui. Ou qu’on ne lui donne plus l’exclusivité de convoquer le conseil. Ou encore que sa présence ne soit plus une présence obligatoire, pour au moins permettre à la justice de pouvoir s’organiser ; de faire les changements qu’il faut. En fin de compte, il y a un réel blocage. Que ce soit consciemment ou non, il y a blocage.
 
 
Non seulement, beaucoup attendent leur premier poste d’affectation, mais ils sont nombreux à être tellement restés dans l’intérieur du pays qu’ils veulent se rapprocher de Dakar. La preuve : certains magistrats sont à leur premier poste depuis qu’ils sont sortis en 2015. «Ce n’est pas du tout intéressant pour un corps. Ce n’est pas intéressant même pour des questions de neutralité. Quel que soit le poste, si on te change pas, tu n’es plus performant», a fait savoir un de nos interlocuteurs.
LES ECHOS

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