La Chambre des élus de l’Alliance pour la République (Apr) a vivement réagi à la rencontre organisée entre le président de la République et des élus locaux sous la bannière de la coalition Diomaye Président. Dans une déclaration rendue publique samedi, l’ancienne formation au pouvoir accuse les organisateurs d’avoir artificiellement gonflé le nombre de leurs soutiens et d’avoir enrôlé des élus locaux dans une coalition politique sans leur consentement.
La Chambre des élus de l’Alliance pour la République (Apr) est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de «véritable arnaque politique de haute voltige» à la suite de la rencontre organisée sous la bannière de la coalition Diomaye Président avec des maires venus de différentes collectivités territoriales.
Dans une déclaration publiée ce samedi 4 juillet, la structure de l’Apr affirme que la communication autour de cette rencontre repose sur une «opération de propagande politique» sans fondement. Elle conteste notamment le chiffre de 306 maires présenté comme membres ou soutiens de la coalition. «L’annonce tapageuse du chiffre de 306 maires prétendument membres ou soutiens de cette coalition relève d’une opération de propagande politique sans aucun fondement vérifiable. À ce jour, aucune liste crédible, exhaustive et contradictoire n’a été produite pour justifier ce chiffre manifestement fantaisiste, destiné à créer artificiellement l’illusion d’une majorité territoriale», soutient la Chambre des élus.
Selon la même source, plusieurs maires auraient participé à cette rencontre en pensant répondre à une invitation du président de la République dans le cadre de ses fonctions institutionnelles. «La réalité est tout autre. De nombreux maires ont répondu à cette invitation en pensant être conviés par le président de la République dans le cadre de ses fonctions institutionnelles. Ils découvrent aujourd’hui, avec stupéfaction qu’ils ont été enrôlés de force dans une coalition politique, transformés en membres fondateurs d’un parti politique et présentés comme futurs candidats investis aux élections locales, sans consultation préalable et sans leur consentement», affirme la déclaration.
Pour la Chambre des élus de l’Apr, cette «forfaiture politique constitue une tentative inacceptable de confiscation de la représentation des collectivités territoriales et une instrumentalisation sans précédent de la fonction présidentielle à des fins partisanes».
Sidy Djimby NDAO