Alors que le dossier est clôturé et renvoyé devant la juridiction de jugement de la Haute Cour de Justice, une nouvelle requête a été déposée par les conseils d’Ismaïla Madior Fall Estimant que la détention de l’ancien ministre de la Justice est arbitraire, précisément le port du bracelet électronique, les avocats ont saisi la Cour suprême d’un recours en référé-liberté, pour le faire enlever. La haute juridiction va statuer sur la requête demain.
Pour faire enlever le bracelet électronique, les conseils d’Ismaïla Madior Fall ont saisi la Cour suprême d’une requête en référé-liberté. Rien ne justifie actuellement le port du bracelet électronique, selon les robes noires qui estiment que ce port du bracelet électronique qui est aussi une forme de détention, est à la limite arbitraire. D’où leur recours. La haute juridiction va statuer sur cette affaire à son audience de demain 3 mai 2026.
Inculpé pour une affaire de corruption portant sur 50 millions de francs, l’ancien ministre de la Justice a été renvoyé devant la juridiction de jugement de la Haute Cour de justice sur ordonnance de renvoi du président de la Commission d’instruction de ladite juridiction. Durant la procédure d’instruction, Ismaïla Madior Fall a été placé en résidence surveillée avec port du bracelet électronique. Pour sa défense, cette forme de détention, quoi qu’il s’agisse du port du bracelet électronique, ne se justifie pas et elle est même arbitraire. Les robes noires espèrent donc que la haute juridiction va leur donner raison et rendra entièrement sa liberté à leur client. Par ailleurs, la défense de l’ancien ministre garde des Sceaux a décidé d’internationaliser l’affaire en saisissant la Cour de justice de la Cedeao, pour attaquer la Haute Cour de justice et dénoncer la violation des droits de leur client.
Rappelons que depuis le début de la procédure, Ismaïla Madior Fall n’a jamais reconnu les faits qui lui sont reprochés.
Alassane DRAME