COMPTES NATIONAUX PROVISOIRES 2025 : Une décélération persistante de l’activité économique hors hydrocarbures notée




 
 
 
 
 
La croissance économique s’est établie à 6,5%, après 6,3% en 2024. Ce dynamisme est principalement porté par le secteur des hydrocarbures marqué par la première année complète d’exploitation du pétrole brut sur le champ de Sangomar ainsi que le démarrage de la production gazière avec le projet Grand Tortue Ahmeyim (Gta). En revanche, le Produit intérieur brut (Pib) hors hydrocarbures a progressé de 2,4% en 2025, après 3,3% en 2024 reflétant une décélération persistante de l’activité économique (hors hydrocarbures).
 
 
 
 
 
Il ressort des Comptes nationaux provisoire 2025 que la croissance du Pib réel de 2025 (+6,5%) est imputable à l'évolution combinée des secteurs secondaire (+15,9%), primaire (5,5%), tertiaire (+2,8%) ainsi que des taxes nettes sur les produits de 4,6%. L’amélioration de la valeur ajoutée du secteur primaire (5,5%) est due au bon comportement des valeurs ajoutées de l’agriculture (+7,4%), de l'élevage (+5,3%) et, dans une moindre mesure, de la pêche et aquaculture (+2,8%). Toutefois, la valeur ajoutée du secteur de la sylviculture s’est repliée de (-2,6%).
 
Le secteur secondaire moteur de la croissance en 2025
 
Le secteur secondaire est le principal moteur de la croissance en 2025, avec une hausse de sa valeur ajoutée de 15,9% en liaison avec les performances des activités extractives (+62,5%), du raffinage du pétrole et cokéfaction (+49,4%), de la fabrication de produits à base de tabac (+15,4%), de matériaux minéraux (+10,5%) et de matériels électriques, électroniques (+9,8%). Par ailleurs, la production et distribution d'électricité (+3,2%), la production et distribution d'eau et assainissement (+3,1%) et la fabrication de produits agroalimentaires (+1,7%) se sont rehaussées dans une moindre ampleur. En revanche, la croissance du secteur secondaire a été limitée par les contractions des activités de fabrication de produits chimiques de base et pharmaceutiques (-10,8%) et du travail de caoutchouc et de plastiques (-8,3%), du travail de bois, fabrication de papier (-4,2%), de la construction (-3,5%), de la fabrication d’autres produits manufacturiers (-3,2%) et de la fabrication de biens d'équipements (-2,4%).
 
Le secteur tertiaire ralentit en 2025
 
Le secteur tertiaire (53,7% du Pib réel en 2024) a enregistré une décélération en 2025 avec une progression de 2,8% de sa valeur ajoutée, après 6,1% en 2024. Cette situation est notamment induite par la chute de la valeur ajoutée des « activités spécialisées, scientifiques et techniques » (-17,5%, après +40,5% en 2024) ainsi que le ralentissement noté dans certaines branches d'activités telles que « l’hébergement et la restauration » (+0,5%, après +7,2% en 2024), « l’information et la communication » (+0,2%, après +11,6% en 2024), les « services administratifs et de soutien » (+0,6%, après +7,4% en 2024).
 
Evolution des taxes nettes sur les produits 
 
S'agissant des taxes nettes de subventions sur les produits, malgré leur forte hausse en valeur nominale (+11,2%), leur croissance en volume est évaluée à +4,6% dans le sillage de l'évolution modérée de la demande finale intérieure en volume, en particulier la consommation des ménages (+4,0%). Du point de vue de la demande, l'année 2025 est marquée par une forte hausse des exportations de biens et services (+30,7%) porté principalement par les expéditions d'hydrocarbures. En outre, la demande intérieure est portée par la consommation finale qui s'est bonifiée de 4,2% sous l'effet de celle des ménages (+4,0%) et des administrations publiques (+4,9%). Quant à la formation brute de capitale fixe, elle s'est contractée de 13,0% en 2025 sous l'effet combiné de la baisse de ses composantes publique (-36,9%) et privée (-6,5%).
 
M. CISS
 
 
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